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Seabird, le téléphone du futur imaginé par Mozilla

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Exercice pour designer : concevoir aujourd'hui le mobile de demain. Pour la Fondation Mozilla, Billy May a joliment réussi avec son Seabird,réunissant des techniques actuelles ou en devenir... et des idées datant de quelques décennies.

Seabird, aux formes ondulantes assez réussies. © Mozilla Labs

Pour trouver de bonnes idées, la Fondation Mozilla (Firefox, Thunderbird...) a ouvert un forum, Concept Series, où chacun peut exposer des idées sur des projets futuristes autour d'Internet. Un designer, Billy May, s'est un peu éloigné du Web et a imaginé un téléphone mobile avant-gardiste, baptisé Seabird et présenté dans une vidéo sur YouTube (voir plus bas).

Cet "oiseau de mer", à la forme ondulante, rassemble plusieurs éléments techniques déjà connus et utilisés ici de manière astucieuse. Même si le Seabird ne pourrait sans doute pas être fabriqué aujourd'hui, il se montre finalement presque réaliste...

Première idée étonnante : une sorte de mini-Wii pour piloter l'appareil. Grosse comme une datte, cette minuscule manette sans fil, qui se range sur le dos de l'appareil, sert à commander toutes sortes de fonctions. Sur la vidéo, on la voit à l'œuvre pour manipuler une image.


Comment disposer d'un grand écran sur un mobile ? En projetant l'image. Comment intégrer un grand clavier ? En projetant l'image... Il faut alors chercher un plan de travail et une surface verticale accueillante. © Mozilla Labs

Techniques connues mais qu'il reste à miniaturiser

Autre bonne idée : le Seabird embarque deux picoprojecteurs. Placé sur une station d'accueil, le téléphone projette ainsi deux images : celle de l'écran et celle d'un clavier. Les mouvements des doigts sur ces touches improvisées sont suivis par une caméra (sensible aux infrarouges). Cette interface dématérialisée pourrait fonctionner selon d'autres modalités. Billy May imagine apparemment un clavier coupé en deux (un morceau pour chaque main, une idée que Microsoft a déjà exploitée pour un véritable clavier) ou encore l'équivalent d'une surface tactile.

On ne peut pas dire que ce principe soit une idée nouvelle. En 1991, Pierre Wellner l'avait exploré à l'Europarc, émanation du Parc (Palo Alto Research Center de Xerox) installée à Cambridge, au Royaume-Uni. Son projet Digital Desk consistait déjà à remplacer l'écran et le clavier par une projection sur un support quelconque, une table de bureau par exemple, tandis qu'une caméra interprétait les gestes de l'utilisateur.

Pour se recharger, le Seabird n'a pas besoin de fil, sa station d'accueil utilisant un transfert d'électricité par induction électromagnétique. Le procédé est connu pour une recharge tout près d'une borne (on y pense par exemple pour les voitures électriques) et même sur des distances plus grandes, comme le système Witricity (déjà imaginé comme solution pour recharger les portables) ou comme le fait un téléviseur d'Haier, fabricant chinois.

Il ne reste donc plus aux ingénieurs qu'à intégrer ces dispositifs dans un volume minuscule et à faire en sorte que le prix final reste abordable...

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