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Adwares : Google bloque 192 extensions sur Chrome

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Dans une étude conjointe menée avec l'université de Berkeley (Californie, États-Unis), Google affirme qu'un ordinateur sur vingt est parasité par un adware, un logiciel publicitaire qui injecte des réclames ciblées dans les pages Web. Le géant américain a ainsi décidé de bloquer 192 extensions d'adwares sur son navigateur Chrome qui touchaient plus de 14 millions d'internautes.

Google a mené une étude avec l’université de Berkeley en Californie afin de disséquer le fonctionnement des logiciels publicitaires (adwares). Le géant de l’Internet a pris des mesures pour bloquer 192 extensions d'adwares sur son navigateur Chrome. © Leandro Riccini Margarucci, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Selon une étude menée par Google en partenariat avec l'université de Berkeley (Californie), un PC sur 20 intégrerait un adware, ces logiciels publicitaires potentiellement risqués. C'est pourquoi le géant de l'informatique a annoncé avoir bloqué 192 extensions de ce genre sur son navigateur Chrome.

L'analyse de plus de cent millions de pages visionnées a montré que ces « injecteurs de pub » s'installent à la fois sur les PC et les Mac et qu'ils ont même infiltré les navigateurs Chrome, Firefox et Internet Explorer. De plus, parmi ces ordinateurs infectés, 50 % affichaient deux logiciels potentiellement malveillants et près d'un tiers d'entre eux en avait quatre ou plus.

Un injecteur de publicités est une extension s'animant quand l'ordinateur se connecte une page Web. Il remplace la pub qui devrait s'y trouver par un autre contenu choisi par ce même logiciel.

Certains navigateurs bloquent l'action des adwares. © Google

Superfish, l’arbre qui cache la forêt

Ce type de contenu publicitaire peut être malveillant ou bénin. Leur utilisation a été abondamment pointée du doigt ces dernières semaines suite au tollé provoqué par Superfish, un injecteur de pub que Lenovo avait préinstallé sur bon nombre de ses PC.

On notera qu'au lieu d'afficher des pubs, ces logiciels peuvent servir de point d'entrée pour les malwares. En effet, plus d'un tiers des injecteurs de pubs qui tournaient sur le navigateur Chrome analysés dans le cadre de l'étude ont été identifiés comme des logiciels malveillants. « Dans les grandes lignes, la question de savoir qui contrôle au final l'information présentée aux utilisateurs est d'une importance clé et croissante. C'est l'un des problèmes les plus essentiels auquel doit faire face le monde numérique », explique le professeur Vern Paxson, de Berkeley, dans un communiqué à propos de cette étude.

Google et l'université de Berkeley présenteront les résultats de leurs recherches conjointes dans leur intégralité en mai. Ils ont toutefois choisi de publier quelques faits notables cette semaine pour soulever ce problème et encourager d'autres entreprises à agir dans le même sens. Suite aux résultats alarmants de cette étude, Google a décidé de bloquer 192 extensions d'adwares sur son navigateur Chrome. Elles touchaient plus de 14 millions d'utilisateurs. À noter cependant que Google ne peut pas exercer le même contrôle sur les navigateurs concurrents.

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