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EADS "imprime" un vélo en poudre de nylon

ActualitéClassé sous :informatique , technologie , impression 3D

Chaque élément du vélo est produit d’une seule pièce. © BBC

Fabriqué par impression 3D, ce vélo en poudre de nylon solidifiée conçu par EADS est plus léger qu'un modèle en aluminium mais tout aussi résistant.

Les technologies d'impression d'objets en 3D gagnent chaque jour en maturité. La filiale britannique du groupe EADS a présenté lundi 7 mars à la BBC, la chaîne de télévision britannique, l'Airbike, un prototype de bicyclette fabriqué à partir de poudre de polyamide (du nylon) aussi résistant qu'un modèle en acier ou en aluminium.

Mis au point dans les labos d’Airbus près de Bristol dans le cadre de recherches portant sur le développement de pièces d'avion (ailes, fuselage, etc.), le procédé de fabrication baptisé Additive Layer Manufacturing consiste à déposer et à consolider couche par couche une poudre blanche de polyamide en suivant les plans d'un modèle d'objet en 3D mis au point sur ordinateur.

Constitué de poudre de nylon blanche solidifiée par un traitement thermique au laser, l’Airbike (en allusion à Airbus) est 65 % plus léger qu’un modèle équivalent fabriqué en aluminium. © BBC

Chaque objet est un empilement de milliers de tranches

Les organes du vélo (le cadre, les roues, les pédales, etc.) sont d'abord modélisés en 3D sur ordinateur. Un logiciel calcule ensuite des milliers de coupes de l'objet à fabriquer qui seront autant de tranches empilées les unes sur les autres pour produire l'objet final.

La forme de chaque tranche est alors dessinée par un rayon laser guidé par ordinateur qui chauffe la poudre pour la solidifier, une technique connue sous le nom de frittage en céramique.

Après le dessin d'une tranche, un chariot redépose de la poudre de nylon pour la tranche suivante, et ainsi de suite. Selon EADS, au final, chaque objet fabriqué est 65 % plus léger que son équivalent en aluminium mais reste tout aussi résistant.

Un outil pour l’instant réservé aux industriels

L'impression 3D n'est pas une idée nouvelle mais jusqu'à présent les objets obtenus restaient de taille relativement modeste. EADS compte utiliser son procédé pour des applications industrielles dans l'aéronautique mais aussi dans d'autres secteurs comme l'automobile. Le gain en poids est bien sûr un enjeu majeur pour réduire la consommation énergétique des véhicules de demain et les émissions de CO2 associées.

L'utilisation de ce procédé par le grand public est en revanche moins évidente car il reste encore extrêmement coûteux. Il faudra encore « une décennie » avant que Monsieur-tout-le-monde puisse s'acheter une imprimante 3D de ce type, a indiqué à la BBC, Robin Southwell, le P-DG de la fililale britannique d'EADS.

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