Azur Drones compte proposer son drone autonome homologué à des société privées de sécurité comme Securitas, Garda, Seris... © Azur Drones

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Les drones de surveillance autonomes pour les sites sensibles arrivent

ActualitéClassé sous :drone , Sécurité , Vidéosurveillance

Pour la première fois en Europe, un drone est autorisé à voler de façon autonome et sans la supervision d'un télépilote. Cette première homologation a été obtenue par la société française Azur Drones pour son Skeyetech.

Cela n'a pas l'air d'une information majeure et pourtant, c'est une révolution pour l'univers des drones ! Pour la première fois en Europe, un drone automatisé est autorisé à voler sans la supervision d'un télépilote. Indépendamment du niveau technique, parvenir à homologuer un tel drone auprès des autorités relève de la prouesse. Azur Drones, un constructeur français de drones de surveillance, est parvenu à obtenir ce Graal de la part de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) française pour son drone Skeyetech. Cette homologation aura nécessité de nombreux tests et dix-huit mois de travail en collaboration avec la DGAC. Pour l'obtenir, il fallait prouver que le drone pouvait évoluer en sécurité, même avec des défaillances importantes. Comme pour un avion, tous les systèmes de vol ont donc été doublés pour éviter la panne et en cas de souci, le drone revient immédiatement sur sa base. Pour plus de sécurité, ce drone de 6,5 kg pour 80 cm d'envergure dispose aussi d'un parachute de secours.

Pourquoi est-ce une révolution ?

En France, rappelons qu'outre les vols de loisir, la réglementation préconise quatre scénarios de vol : S1, S2, S3 et S4. En général, la plupart des travaux aériens sont réalisés en S1 et S3, c'est-à-dire avec télépilote et sans perdre la vue directe du drone. Dans les deux autres cas, bien plus rares avec le S2 et vraiment anecdotiques avec le S4, le drone n'est pas forcément à portée de vue du télépilote, mais la supervision de celui-ci reste obligatoire.

Dans le cas de Skeyetech, plus besoin de télépilote professionnel, le drone de la firme peut simplement être opéré depuis sa station de base, directement par un agent de sécurité, pour mener des missions de levées de doute ou des rondes préprogrammées sur des sites et zones privés, de nuit comme de jour.

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