Des chercheurs utilisent un drone pour quadriller une zone et identifier les météorites tombées sur le sol. C’est grâce à une IA qu’elles peuvent être détectées parmi les autres roches. Ce système permet de réduire considérablement leur temps de collecte, qui est habituellement de 100 heures.

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Chaque année, environ 500 météorites aboutissent sans se désintégrer totalement sur la surface de la planète. La plupart de ces rescapées tombent dans l'océan ou sont de taille minuscule. Au final, seulement 2 % de ces météoritesmétéorites sont collectées et il faut en moyenne une centaine d'heures pour en trouver une dont la chute a été identifiée. L'étude de ces météorites aide les chercheurs à déterminer la composition d'une quarantaine de familles d'astresastres dans la ceinture d'astéroïdesceinture d'astéroïdes et à comprendre l'évolution du Système solaireSystème solaire. Des scientifiques de l'Université de Californie, à Davis aux États-Unis, comptent bien augmenter ce taux de collecte grâce à l'utilisation de drones.

Encore une fois, c'est l'intelligence artificielle qui est à la manœuvre. Elle permet de rendre cette recherche automatisée en quadrillant les zones sur lesquelles des caméras de la NasaNasa ont pu détecter l'entrée et la traînée de météorites dans l'atmosphèreatmosphère. Il faut pour cela que le drone réalise des clichés réguliers du sol pour identifier la présence de météorites.

100 heures pour un humain pour trouver une météorite

C'est via un système d'apprentissage automatique reposant sur une base de milliers d'images de météorites que l'IA s'entraîne. Et c'est sur un lac du Nevada aux États-Unis que les chercheurs ont mené une dizaine de vols d'essai avec leur dronedrone quadricoptère sur deux secteurs surveillés par la Nasa via ses stations de suivi des météorites.

En l'état, l'IA a encore besoin d'entraînement, car elle identifie encore des roches comme météorites. En revanche elle a bien détecté des échantillons de test placés par les chercheurs sur la zone et s'améliore à chaque nouvel essai. Pour réduire les erreurs, les chercheurs souhaitent toutefois disposer d'une caméra dotée d'une plus haute définition. Une telle caméra demandera certainement d'opter pour un drone de taille plus imposante pour pouvoir porter cette caméra.