Eau et électricité ne font généralement pas bon ménage car l’eau dope les propriétés conductrices du corps humain. © Sanit Fuangnakhon, Shutterstock

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Eau et électricité : pourquoi y a-t-il danger ?

Question/RéponseClassé sous :physique , électricité , Eau

En France, il n'y aurait pas moins de 80.000 accidents domestiques d'origine électrique par an. Si la responsabilité de l'eau n'est pas toujours avérée, sa présence constitue sans conteste un facteur aggravant, car la capacité de résistance du corps humain s'affaiblit lorsqu'il est mouillé.

Pas mal d'eau — salée qui plus est — contenue dans une enveloppe relativement isolante : voilà une définition possible du corps humain. Elle est un peu simpliste, certes, mais elle suffit à comprendre pourquoi il est dangereux de jouer avec un appareil électrique les pieds dans l'eau.

Sèche, en effet, notre peau apparaît comme une conductrice de courant particulièrement médiocre. En revanche, dès qu'on la mouille, la donne change. En présence de liquide, les porteurs de charges (ions, électrons) gagnent en mobilité et la circulation du courant est facilitée. L'intensité du courant qui se met à circuler dans notre corps peut mener à une électrisation... qui peut même être mortelle.

Mains sèches et pieds chaussés sur un sol sec, un contact avec du 220 volts ne provoque, théoriquement, que des picotements très désagréables mais, dans la pratique, l'expérience est tout à fait déconseillée, car il est rare que nos mains soient réellement sèches. Par ailleurs, avec des mains et des pieds mouillés, le risque d'arrêt cardiaque devient réel.

Parmi les facteurs qui influent sur la gravité d'une électrisation, outre l'état de la peau : l'intensité du courant, sa tension ou encore son type (alternatif ou continu). ©Thomas Kelley, Unsplash, CC0 License

Électrisation versus électrocution

Précisons qu'un accident électrique — quelle qu'en soit l'origine — est qualifié d'électrocution lorsque le courant passe par le cœur de la victime entraînant un arrêt cardiaque fatal. Dans les autres cas, on devrait parler d'électrisation, même si les conséquences d'un tel accident peuvent être lourdes (graves brûlures cutanées, difficultés à respirer, lésions digestives, etc.). La gravité de l'électrisation dépend de nombreux facteurs parmi lesquels, l'humidité de la peau.

En France, on estime à environ 200 par an les cas d'électrocution — donc de décès dus à l'électricité — et à quelque 4.000 les cas d'électrisation grave (entraînant des handicaps ou des séquelles importantes), les cas d'électrisation légère étant, bien sûr, difficilement comptabilisables.

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