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Dossier - Traitement des déchets nucléaires : quel avenir ?
DossierClassé sous :physique , traitement déchet nucléaire , déchets nucléaire

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Les déchets de l’industrie nucléaire sont spécifiques à bien des égards : leur toxicité diminue avec le temps, et leur diversité nécessite des méthodes de conditionnement adaptées aux volumes et à leur nocivité. Par chance, les plus dangereux sont aussi les moins nombreux. Comme dans toute filière en essor, des procédés éprouvés sont mis en œuvre à l’échelle industrielle – c’est le cas de la vitrification, de la cimentation, du compactage et du bitumage - tandis que des recherches sont menées pour améliorer les performances des procédés actuels, et avec des échéances plus lointaines, résoudre des difficultés nécessitant des sauts technologiques majeurs, comme dans le cas de la transmutation des actinides par exemple.

  
DossiersTraitement des déchets nucléaires : quel avenir ?
 

Des procédés sont mis en œuvre à l'échelle industrielle pour traiter les déchets à vie longue. S'ils sont de moyenne activité, les solutions consistent soit à les inclure dans du bitume ou du ciment ou simplement à les compacter s'il s'agit de composés solides difficiles à fondre.

Les déchets de haute activité quant à eux sont vitrifiés. Le verre, connu des hommes depuis des millénaires, s'est imposé au fil du temps et des études comme la matrice idéale pour accueillir les éléments radioactifs contenus dans les solutions de produits de fission. Les critères imposés au matériau et au procédé ont orienté les recherches vers les borosilicates, type de verres dont la structure est constituée d'anneaux et de chaînes formés de tétraèdres de silicium et de tétraèdres et de triangles de bore. D'autres éléments appelés modificateurs assouplissent le réseau vitreux. Les éléments radioactifs ne sont pas enrobés par le verre mais forment des liaisons chimiques avec les entités structurales de la matrice.

Enfin, dans le cadre d'une stratégie de développement durable, des recherches sont menées sur la séparation poussée et la transmutation des éléments les plus contributeurs à la toxicité des déchets. Pour les actinides ces techniques sont envisageables mais nécessiteront, si l'on souhaite les déployer à l'échelle industrielle, la construction progressive d'un parc de réacteurs à neutrons rapides.