Le monde atomique échappe à notre logique, c'est un fait... Mais pourquoi donc, le monde macroscopique dans lequel nous évoluons, semble-t-il si ordonné ? Ne devrait-il pas lui aussi être non localisé, à mi chemin quelque part entre onde et particule ?

Bien sûr, il n'en est rien, et il n'est pas difficile de s'en convaincre : mon bureau est solidesolide et si je pose mon verre dessus il ne passera pas au travers ! Toute la matièrematière à notre échelle est localisée quelque part, rien à voir avec les étrangetés qui gouvernent le domaine quantique.

Et c'est justement cette différence d'échelle qui m'empêche de passer au travers de mon fauteuil au moment où j'écris ces lignes... !

Image du site Futura Sciences

Au niveau atomique les particules font cavalier seul, elles ont peu ou pas du tout d'interactions avec l'environnement, on peut dire qu'elles sont en « cohérence » avec le monde quantique.

Notre monde, lui, est composé de milliards de particules élémentairesparticules élémentaires. Et plus il y a de particules, plus les interactions entre elles sont fréquentes, bien évidemment. Ces interactions brisent en quelque sorte la symétrie du monde quantique : il se produit alors ce qu'on appelle la « décohérence ».

C'est donc cette brisure de symétrie qui provoque la transition entre le monde microscopique et notre universunivers réconfortant de solidité... et de permanence. Un système décohère d'autant plus rapidement suivant le nombre d'atomesatomes qui le compose, c'est pourquoi à notre échelle ce phénomène est inobservable, nous ne pouvons pas voir par exemple un objet qui serait a mi chemin entre cohérence et décohérence.