Une mini-Neptune appelée NGTS-4b a été découverte dans une zone jugée insoutenable pour les exoplanètesexoplanètes de ce type, autour d'une étoileétoile à 920 années-lumièreannées-lumière de nous. Surnommée la « planète interdite » par les astronomes qui l'ont dénichée, NGTS-4b a un rayon 20 % inférieur à celui de NeptuneNeptune, mais elle est très dense, avec une massemasse égale à 20 fois celle de la TerreTerre. Elle se trouve sur une orbiteorbite rapprochée de son étoile, qu'elle complète en seulement 1,3 jour, et sa température de surface atteint 1.000 °C, deux fois plus que VénusVénus, la planète la plus chaude du Système solaireSystème solaire. Pourtant, elle s'enveloppe encore d'une atmosphèreatmosphère.

L'exoplanète NGTS-4b a été débusquée par l'observatoire <em>Next-Generation Transit Survey</em>, qui comprend une douzaine de petits télescopes installés sur le site de l'observatoire du Cerro Paranal dans le désert d'Atacama, au Chili. © <a title="The ‘Forbidden’ Planet has been found in the ‘Neptunian Desert’" href="https://warwick.ac.uk/newsandevents/pressreleases/the_forbidden_planet" target="_blank"><em>University of Warwick</em></a>
L'exoplanète NGTS-4b a été débusquée par l'observatoire Next-Generation Transit Survey, qui comprend une douzaine de petits télescopes installés sur le site de l'observatoire du Cerro Paranal dans le désert d'Atacama, au Chili. © University of Warwick

NGTS-4b est la première mini-Neptune repérée dans le « désertdésert neptunien », une région située sous le feufeu du rayonnement stellaire intense censé dénuder les planètes de leur atmosphère. En passant devant son étoile (transittransit), cette planète a provoqué une baisse de luminositéluminosité très faible, d'à peine 0,2 %, que l'observatoire Next-Generation Transit Survey (NGTS) situé au Chili a malgré tout pu observer, alors que les télescopestélescopes terrestres ont coutume d'enregistrer des baisses d'au moins 1 %. Selon les astronomesastronomes, cette planète aurait migré dans cette zone inhospitalière récemment, au cours du dernier million d'années, ou alors sa taille était considérablement plus grosse qu'actuellement et son atmosphère ne s'est pas encore totalement évaporée. La découverte est décrite dans le journal Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.