Sciences

En bref : le Hubble des rayons cosmiques, AMS, bientôt à bord de l'ISS

ActualitéClassé sous :physique , Astronomie , Astronautique

La route a été longue et difficile pour le détecteur de rayons cosmiques AMS mais il devrait décoller le 29 avril 2011, à 21 h 47 (heure française), à bord de la navette spatiale Endeavour, qui effectuera sa toute dernière mission. L'Alpha Magnetic Spectrometer rejoindra alors l'ISS pour tenter de percer les secrets de l'antimatière manquante et de la matière noire.

Le détecteur AMS en cours de montage au Cern. © Cern-Maximilien Brice

Dans sa quête atavique d'une compréhension et d'une vision générale de l'évolution de l'univers, du Big Bang au vivant, ainsi que de la place qu'elle y occupe, l'Humanité vient de se doter d'un nouvel œil qu'elle va placer sur orbite. Destiné à scruter les arcanes du cosmos pendant au moins dix ans à bord de l'ISS, l'Alpha Magnetic Spectrometer (AMS) utilisera pour cela un puissant aimant. C'est d'ailleurs l'importante consommation en électricité de cet aimant qui a nécessité l'amarrage d'AMS à la Station spatiale internationale, équipé de grands panneaux solaires.

Selon les mots de Samuel Ting, prix Nobel de physique et porte-parole de l'expérience AMS : « Le cosmos est le laboratoire ultime. De sa position dans l'espace, AMS étudiera des questions comme l'antimatière, la matière noire et l'origine des rayons cosmiques. Toutefois, son objectif le plus stimulant sera d'explorer l'inconnu, car, chaque fois que l'on explore des territoires vierges avec une sensibilité inégalée, on peut s'attendre à faire des découvertes passionnantes et inimaginables ».


Une vidéo de présentation d'AMS avec des sous-titres en anglais. Contrairement à ce qui est indiqué dans la vidéo, le choix d'un aimant supraconducteur n'a finalement pas été retenu et c'est un aimant standard qui équipe maintenant AMS. © The Alpha Magnetic Spectrometer Official Channel/YouTube

En effet, l'un des objectifs principaux d'AMS est de vérifier qu'il n'existe pas d'antiétoiles ou d'antigalaxies dans l'univers observable, ce qui donnera des informations supplémentaires pour espérer résoudre l'énigme de l'antimatière cosmologique. Le détecteur pourrait également nous révéler qu'il existe bel et bien des particules de matière noire dans la Galaxie ainsi que des minitrous noirs s'évaporant.

L'instrument, installé dans la navette Endeavour, décollera demain du Centre spatial Kennedy, à 15 h 47 locale (19 h 47 TU). Cette mission STS-134 devrait être l'avant-dernier voyage d'une navette spatiale avant la mise à la retraite de la flotte.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités du jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi