Plus d’un mois après son atterrissage sur la planète Mars, le rover Curiosity a parcouru quelque 110 mètres. Il est actuellement à l’arrêt, ni à cause d'une panne ni pour travailler, mais pour tester les deux derniers instruments, sur les dix, qui ne l’ont pas encore été.
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Curiosity, qui s'est posé le 6 août dans le cratère d’impact Gale, a jusqu'à présent réalisé un sans-faute. Il s'est éloigné de son site d'atterrissage, baptisé Bradbury Landing en hommage à Ray Bradbury, un grand auteur de science-fiction récemment décédé, et a parcouru environ 110 mètres à destination de Glenelg qu'il devrait rejoindre d'ici un mois.

Le site d’atterrissage de Curiosity et la trace au sol qu’il a laissée depuis qu’il s’est mis en route à destination de Glenelg, sa première cible. © Nasa/JPL-Caltech/<em>Univ. of Arizona </em>

Le site d’atterrissage de Curiosity et la trace au sol qu’il a laissée depuis qu’il s’est mis en route à destination de Glenelg, sa première cible. © Nasa/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

Une semaine d'arrêt

Actuellement, le roverrover est à l'arrêt pour au moins une semaine. Non pas qu'il soit en panne, mais la NasaNasa a décidé de le maintenir à cet endroit pour terminer la vérification des instruments. Comme le souligne Mike Watkins, responsable de la mission au JPL (Jet Propulsion Laboratory, de la Nasa) à Pasadena en Californie, tous « les instruments, à l'exception du bras robotisé de Curiosity et de son système de prélèvement d'échantillons du sol, ont été vérifiés et fonctionnent, produisant déjà beaucoup de données scientifiques ». C'est par exemple le cas de l'instrument franco-américain Chemcam, qui a réalisé ses premiers tirs laserlaser il y a quelques jours.

Lorsque ces deux derniers instruments auront été testés, Curiosity reprendra sa route à destination de Glenelg qui se situe à environ 300 mètres de la position actuelle du rover et à 400 mètres de Bradbury Landing. Ce site présente l'immense intérêt d'être un carrefour naturel entre trois types de terrains géologiques.

Le parachute et le bouclier thermique vus par la sonde MRO. D&#039;autres éléments du système d&#039;atterrissage, comme les débris du skycrane (la grue volante), ont également été observés. © Nasa/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

Le parachute et le bouclier thermique vus par la sonde MRO. D'autres éléments du système d'atterrissage, comme les débris du skycrane (la grue volante), ont également été observés. © Nasa/JPL-Caltech/Univ. of Arizona

Depuis l'orbite, MRO surveille Curiosity

À raison de 30 à 40 mètres parcourus chaque journée, il devrait atteindre sa cible une dizaine de jours après avoir repris sa route. Cependant, la Nasa estime son arrivée dans environ un mois. Elle prévoit en effet que le rover effectuera plusieurs arrêts pour procéder à des analyses et des observations d'échantillons croisés en chemin.

Quant à l'orbiteur Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), qui tourne autour de la planète Mars depuis mars 2006 et qui avait réussi à photographier la descente de Curiosity sous son parachute, il vient de prendre des clichés des différents éléments du système d'atterrissage.