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L’avion solaire de Solar Impulse en route pour le Maroc

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L'avion solaire HB-SIA, aux mains de Bertrand Piccard, a décollé seulement ce matin de Madrid pour un long vol vers Rabat. Arrivée toujours prévue à minuit.

La situation vers 12 h 30, après 7 heures de vol : l'avion solaire de Bertrand Piccard arrive à Séville. Il vole à 3.800 m au-dessus du niveau de la mer, à une bonne vitesse : 60 km/h par rapport au sol. Ses batteries sont en train de se recharger et en sont à 86 %. © Solar Impulse

À 3 h 24 TU (5 h 24 en heure française), le grand avion solaire HB-SIA s'est lentement élevé au-dessus de la piste de l'aéroport de Madrid-Barajas et a commencé son vol de croisière vers le sud. Bertrand Piccard, cofondateur de Solar Impulse, était aux commandes, pour son premier vol international sur cet avion, retardé de quelques jours à cause de la météo.

Le but est Rabat, au Maroc, une destination que l'avion devrait atteindre ce soir à 23 h locales (minuit en heure française). Durant tout le vol, une caméra dans le cockpit et un tableau de bord permet, sur le site de Solar Impulse, de suivre le voyage de Bertrand Piccard. Cet après-midi, entre 16 et 17 h française, le HB-SIA devrait franchir le détroit de Gibraltar et commencer à survoler l'Afrique. L'avion solaire sera alors devenu intercontinental.

Le HB-SIA décolle de l'aéroport de Madrid-Bajaras le 5 juin 2012, à 5 h 24 locales. © Solar Impulse / Jean Revillard

Solar Impulse s'apprête à dépasser Gibraltar

L'avion a décollé de Madrid sur la charge de ses batteries et continue pendant le vol à les charger au soleil. C'est en effet le premier aéronef du monde qui augmente sans assistance sa quantité de carburant après le décollage. C'est le soleil qui s'occupe du ravitaillement en vol...

Jusqu'à Séville, Bertrand Piccard maintient une altitude relativement faible, un peu moins de 4.000 m, pour éviter le trafic des avions de ligne. Ensuite, peu après 13 h (heure française), le pilote demandera au contrôle aérien de grimper jusque vers 9.000 m pour rencontrer des conditions plus favorables dans la région de Gibraltar. Il y aura alors en effet un vent de travers, voire de face, qui ralentira la vitesse par rapport au sol de cet avion très lent, qui ne vole qu'entre 50 et 70 km/h par rapport à l'air.

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