Après la vaccination, les ganglions lymphatiques peuvent apparaître gonflés sur certains examens d'imagerie médicale.

 

Après la vaccinationvaccination, les ganglions lymphatiquesganglions lymphatiques peuvent être gonflés. Rien de plus normal puisque que c'est dans ces organes lymphoïdes secondaires que la réaction immunitaire se met en marche, notamment par les mécanismes de présentation de l'antigèneantigène. Quelques jours après l'injection du vaccinvaccin, ils retrouvent une taille normale. Or, les ganglions lymphatiques peuvent aussi apparaître gonflés dans des cas de cancercancer. Par exemple dans le cancer du seincancer du sein, les ganglions lymphatiques situés sous les aisselles sont les premiers touchés par des cellules cancéreuses qui cherchent à se disséminer.

C'est pourquoi l'hôpital général du Massachusetts, à Boston (États-Unis) prévient qu'un nombre élevé de patientes venant pour une mammographiemammographie peuvent avoir des ganglions lymphatiques gonflés, non pas à cause d'un cancer mais à cause de la vaccination contre la Covid-19Covid-19. Les premiers cas d'adénopathieadénopathie post-vaccinale ont été recensés en janvier 2021. Plusieurs femmes venues pour un examen d'imagerie médicale des seins présentaient des ganglions gonflésganglions gonflés, souvent que d'un côté.

À gauche, la flèche rouge montre un ganglion axillaire gauche gonflé chez une femme de 59 ans sans historique de cancer, mais 5 jours après avoir reçu la deuxième dose du vaccin Pfizer. © Nishi Mehta et al. <em>Clinic Imaging</em> 
À gauche, la flèche rouge montre un ganglion axillaire gauche gonflé chez une femme de 59 ans sans historique de cancer, mais 5 jours après avoir reçu la deuxième dose du vaccin Pfizer. © Nishi Mehta et al. Clinic Imaging 

Renseigner sa vaccination anti-Covid

Pour faciliter l'interprétation de ces examens, les médecins de l'hôpital général du Massachusetts publient dans le Journal of the Americain College of Radiology plusieurs recommandations qui s'appliquent à tout examen d'imagerie destiné à diagnostiquer un cancer du sein ou des poumonspoumons. Les patients doivent renseigner leur historique de vaccination récent : la date de l'injection, le bras qui a été piqué et quel vaccin a été injecté. Dans la plupart des cas, ces renseignements suffiront à interpréter les images. Si l'adénopathie persiste et que le patient souffre d'autres symptômessymptômes, alors une analyse plus poussée des ganglions sera nécessaire.

« Pour les patients avec un diagnosticdiagnostic de cancer récent, l'équipe médicale et le radiologue travaillent ensemble pour déterminer comment gérer au mieux l'apparence anormale des ganglions après une vaccination récente. De cette façon, ils peuvent adapter les soins à chaque patient », explique Leslie Lamb, médecin à l'hôpital général du Massachusetts et coauteur de l'étude.