Selon une enquête américaine, les propriétaires de chiens sont deux fois plus nombreux à s’estimer heureux que les propriétaires de chats. Dommage, car les Français ont une attirance toute particulière pour les félins.

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Les Français préfèrent les chats : 13,5 millions de félinsfélins sont présents dans les foyersfoyers français, contre 7,3 millions de chienschiens, d'après la dernière enquête Facco-Kantar TNS (la Facco étant la Fédération des fabricants d'aliments préparés pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux familiers). Le nombre de chats a ainsi augmenté de 30 % en 16 ans, tandis que la population de chiens n'a cessé de décroître, passant de 9 millions en 2000 à 7,3 millions en 2016.

Avoir un chat diminue la probabilité d’être heureux

Eh bien ! nous avons tout faux, selon une récente américaine. D'après l'enquête General Social Survey (GSS) de 2018, menée par le centre de recherche Norc à l'Université de Chicago et qui interroge les foyers américains sur leurs modes de vie, les chats contribueraient à faire baisser notre bonheur tandis que les chiens l'augmenteraient. Contrairement à nous, les Américains sont d'ailleurs bien plus chiens que chats avec 33 % de foyers propriétaires de chiens contre 11 % propriétaires de félins.

 

Avoir un chien dans son foyer nous rendrait-il plus heureux ? © Graphique Infogram

L'enquête, qui inclut une panoplie d'indicateurs (revenu, profession, comportement, centres d'intérêt, attitude envers la religion, stressstress...) sonde aussi les individus sur leur niveau de bonheur, allant de 1 à 3 (« pas très heureux », « assez heureux » ou « très heureux »). Dans la population n'ayant aucun animal (39 % des familles), la part des foyers s'estimant « très heureux » est ainsi de 32 %. Les propriétaires de chiens sont, quant à eux, plus nombreux dans ce cas (36 %) tandis que le moral est carrément en berne chez les 11 % de foyers propriétaires de chats : seuls 18 % s'estiment « très heureux ». Les ménages ayant à la fois un chien et un chat (14 % de la population américaine) se situant entre les deux, 28 % s'estimant « très heureux ». Autrement dit, un chien augmente la probabilité de bonheur par rapport à un foyer sans animal tandis qu'un chat la diminue.

Les propriétaires de chats plus enclins aux émotions négatives

La différence n'est pas mince : l'écart entre les deux catégories (propriétaires de chats et de chiens) est aussi grand que celui que l'on observe entre la classe moyenne et la classe supérieure, et deux fois plus élevé que celui entre les gens se disant en santé « correcte » et ceux assurant être en « excellente santé ». Évidemment, corrélation ne signifie pas relation de cause à effet. Les propriétaires de chiens sont ainsi plus nombreux à être mariés et à posséder leur maison, deux facteurs qui ont une influence sur le bonheur. Mais, ce résultat confirme une précédente étude de 2016 montrant une meilleure satisfaction dans la vie des propriétaires de chiens, ces derniers étant aussi plus extravertis, plus agréables et plus ouverts que les propriétaires de chats. Ces derniers sont à l'inverse plus enclins aux émotions négatives.

Pour deux tiers des Américains, le chien est le membre le plus important de la famille

On peut penser que le fait d'aller promener son toutou tous les jours favorise les interactions sociales ou l'activité physiquephysique, dont de nombreuses études ont montré les effets bénéfiques sur le moral. L'enquête montre également une relation différente des personnes en fonction de l'animal : les propriétaires de chien sont 76 % à jouer avec lui, contre 65 % des propriétaires de chat. Les premiers sont 63 % à chercher du réconfort auprès de leur animal, contre 51 % des seconds. Selon une autre étude Merrick Pet Care, un fabricant de nourriture bio pour chiens et chats, 69 % des Américains considèrent leur chien comme « le membre le plus important » de la famille.