Le moustique qui transmet le Zika est aussi vecteur de la dengue, du chikungunya et de la fièvre jaune. © PongMoji, Shutterstock

Santé

Zika : pourquoi l’OMS estime que ce n’est plus une urgence mondiale

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Lors d'une conférence de presse vendredi 18 novembre, l'OMS a déclaré que l'épidémie de Zika ne revêtait plus le caractère d'urgence de santé publique de portée mondiale. Le virus a provoqué de nombreux cas de microcéphalie chez les nourrissons, en particulier au Brésil.

Vendredi 18 novembre, David Heymann, président du comité d'urgence de l'OMS sur le Zika, a déclaré lors d'une conférence de presse que le Zika « n'est plus une urgence de santé publique de portée mondiale ». Il a cependant modéré ses propos en signalant qu'il ne fallait pas minimiser l'importance du virus. L'épidémie ne répondrait plus à la définition d'une urgence de santé publique comme décrite dans les règlements de santé internationaux. Le statut d'urgence mondiale avait été décidé en février dernier par l'OMS.

Cette annonce a suscité l'inquiétude au Brésil qui comptabilise le plus de cas de microcéphalies (plus de 2.000), devant la Colombie (46 cas). Lawrence Gostin, de l'université Georgetown à Washington, a estimé que la position de l'OMS était « assez inquiétante », d'autant plus que l'été, saison des moustiques, approche dans l'hémisphère sud. Les États-Unis sont également concernés par l'épidémie où des cas de microcéphalies et de syndromes de Guillain-Barré ont été annoncés en Floride.

Le Zika responsable de microcéphalies et Guillain-Barré

Le virus Zika se transmet par la piqûre de moustiques du genre Aedes qui sont également vecteurs de la dengue, du chikungunya et de la fièvre jaune. Une transmission sexuelle est aussi possible. Le virus Zika est la cause d'apparitions de syndromes de Guillain-Barré, une atteinte neurologique grave, et de cas de microcéphalies chez les nouveau-nés.

D'après l'AFP, 73 pays ont été touchés par le virus Zika et 23 pays ont signalé des cas de microcéphalies ou de syndromes de Guillain-Barré. En France, la fin de l'épidémie a été déclarée en Martinique, Guadeloupe et Guyane. D'après l'agence Santé publique France, il y a eu 28 cas d'anomalies cérébrales fœtales dont 10 microcéphalies en Martinique et Guyane et 110 cas de formes neurologiques sévères en Martinique, Guadeloupe et Guyane (dont 74 syndromes de Guillain-Barré). Trois personnes sont décédées en Martinique et Guadeloupe.

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