Le moustique peut transmettre le paludisme. © Sebastian Kaulitzki, Fotolia

Santé

Malaria : bientôt un traitement efficace ?

ActualitéClassé sous :médecine , agent du paludisme , antipaludique

Des chercheurs viennent de confirmer qu'en inhibant une certaine protéine (CLK3), il était possible de guérir et prévenir la transmission du paludisme. Une avancée majeure dans la lutte contre cette maladie, appelée aussi malaria, qui infecte 200 millions de personnes dans le monde chaque année. Désormais, c'est dans la recherche et le développement d'un nouveau médicament que doivent se concentrer tous les efforts.

Le paludisme (ou malaria) est une maladie causée par un parasite nommé Plasmodium. Il existe 123 espèces de ce genre qui entraînent des symptômes plus ou moins graves. Bien que nous possédions un vaccin, des traitements antipaludiques (dont l'efficacité décline) et des moyens de prévention pour éradiquer ou prévenir la transmission via le moustique, 500.000 personnes continuent d'en mourir chaque année, principalement dans les pays en voie de développement où le paludisme est resté présent. Des chercheurs viennent d'identifier un mécanisme clé au sein du parasite : l'inhibition d'une certaine protéine permettant de détruire le parasite au sein des hématies et des hépatocytes, et qui protégerait de l'infection par le moustique. Leurs résultats sont publiés dans la revue Science.

L'accès au soin est un problème fréquent dans les contrées où le paludisme fait rage. © DFID, UK Department for International Development, Flickr, CC by 2.0

Une histoire d'inhibition 

La protéine CLK3 permet aux parasites d'exprimer des gênes nécessaires à leur survie. Des résultats antérieurs de la même équipe l'avaient démontré. À l'aide de molécules permettant d'inhiber cette protéine précisément, les chercheurs sont parvenus à éradiquer in vitro, la présence du parasite au stade sanguin et hépatique. L'inhibition de la protéine permet même d'agir en prévention, si l'on se fait piquer par un moustique suspect, par exemple. 

Les scientifiques souhaitent maintenant développer des traitements afin d'entamer des études sur des modèles animaux, et, ensuite, tester l'efficacité sur les humains. Le seul problème est que les études coûtent cher et prennent du temps. Les personnes malades n'ont malheureusement pas le temps d'attendre. De plus, l'accès au soin est un problème fréquent dans les contrées où le paludisme fait rage

Finalement, l'éradication tant désirée du paludisme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne semble pas être pour tout de suite. Affaire à suivre.

  • Le paludisme est causé par des parasites du genre Plasmodium
  • Des chercheurs sont parvenus à éradiquer le parasite in vitro dans du sang et des cellules hépatiques infectées. 
  • Compte tenu du coût et du temps nécessaire pour les autres études, l'éradication du paludisme ne semble malheureusement pas pour tout de suite.
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