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En bref : parler d'autres langues retarderait le vieillissement cognitif

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Selon une étude écossaise, le fait de parler deux langues (ou plus) permettrait de ralentir le déclin cognitif. Une bonne nouvelle, valable également pour ceux qui décident d'apprendre à l'âge adulte.

Pour préserver les capacités du cerveau quand l'âge avance, l'apprentissage de langues étrangères serait assez efficace. © Phovoir

Les chercheurs de l'université d'Édimbourg se sont appuyés sur les données médicales de la Lothian Birth Cohort 1936, actuellement composée de 835 anglophones nés et vivant dans la capitale écossaise. Cette année-là, comme en 1921, une cohorte de nouveau-nés était créée dans la région du Lothian, à l'est de l'Écosse, pour suivre entre l'enfance et la vieillesse leurs performances cognitives, initialement mesurées à l'âge de 11 ans.

Tous les participants de la cohorte 1936 ont ainsi réalisé un test d'intelligence en 1947, puis ils ont réitéré l'opération entre 2008 et 2010. Au total, 262 participants étaient en mesure de s'exprimer dans au moins une autre langue que l'anglais ; 195 avaient appris cette seconde langue avant 18 ans et 65 après.

D'après les résultats, publiés dans la revue Anals of Neurology, ceux qui parlaient au moins deux langues possédaient de meilleures capacités cognitives par rapport à « la moyenne attendue à leur âge ». Les effets de l'apprentissage de langues étrangères avaient déjà été remarqués. Ici, les plus probants ont été notés sur les exercices de QI et de lecture. Élément encourageant, ces effets ont été observés chez tous les bilingues, quel que soit l'âge d'apprentissage de la seconde langue. Pour le docteur Thomas Bak, de l'université d'Édimbourg, « ces résultats sont d'une importance considérable. [...] Le bilinguisme, même acquis à l'âge adulte, peut ralentir le vieillissement cognitif. » Et prévenir certaines pathologies comme la maladie d’Alzheimer...

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