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En bref : la dengue et le chikungunya sous surveillance renforcée

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Chaque année pendant l'été, les autorités sanitaires renforcent la surveillance de la dengue et du chikungunya, deux maladies infectieuses transmises par le moustique-tigre. Depuis le début de l'année 2013, aucun Français métropolitain n'a contracté ces deux maladies, mais plus de 300 cas suspects ont été rapportés.

Le moustique-tigre, originaire d'Asie, pond normalement dans les souches d'arbres, mais il s'est servi de vieux pneus en Europe pour y déposer ses œufs. Petit à petit, il prend la place des moustiques européens. © James Gathany, Centers for Disease Control and Prevention, DP

Le moustique-tigre, ou Aedes albopictus, est un insecte particulièrement nuisible. Il est porteur de plusieurs maladies infectieuses dont les plus connues sont la dengue et le chikungunya. Bien que généralement présent dans les climats tropicaux, on peut également le trouver dans certaines régions françaises. Au cours de l'été 2010, deux cas autochtones de dengue et deux de chikungunya avaient été identifiés dans les Alpes-Maritimes et le Var. Les autorités sanitaires sont donc sur le pied de guerre, et surveillent de près ces deux maladies.

Du 1er mai au 30 novembre de chaque année, l'Institut de veille sanitaire (InVS) coordonne la surveillance renforcée du chikungunya et de la dengue dans les départements colonisés par le moustique vecteur. Depuis le début de l'année 2013, 126 cas importés de dengue et 2 cas de chikungunya ont été signalés en France métropolitaine. « Il n y a eu aucun cas autochtone », rassure toutefois l'InVS. En revanche, 335 cas suspects ont été recensés. Pour le chikungunya, les symptômes se caractérisent par l'apparition brutale d'une fièvre supérieure à 38,5 °C et par des douleurs articulaires invalidantes. Concernant la dengue, les manifestations sont similaires, avec en sus un signe douloureux comme une céphalée, une arthralgie, une myalgie ou une lombalgie.

En cas de suspicion clinique, le diagnostic doit être confirmé par des analyses biologiques. « Cette confirmation prend une importance particulière en France métropolitaine », souligne l'institut. Notamment dans les départements où la maladie peut être transmise en raison de l'implantation du moustique-tigre : Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Haute-Corse, Corse-du-Sud, Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Haute-Garonne, Lot-et-Garonne, Drôme, Ardèche, Isère et Rhône.

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