Les douleurs de l’accouchement pourraient-elles être atténuées par le simple fait de tenir la main de l’être aimé ? C’est ce qu’affirment des chercheurs aujourd’hui. © Monet, Fotolia

Santé

Accouchement : la douleur de la mère atténuée quand on lui tient la main

ActualitéClassé sous :grossesse , accouchement , douleur

Lorsque l'on voit souffrir une personne que l'on aime, on a tendance à lui prendre la main. Un geste d'empathie. Une étude nous apprend aujourd'hui que ce geste peut avoir un réel effet sur la sensation de douleur.

Lors des accouchements, les futurs papas sont aujourd'hui de plus en plus invités à tenir la main des futures mamans. Des chercheurs de l'université du Colorado (États-Unis), de l'université d'Haïfa (Israël) et de l'université Paris Diderot se sont demandé si ce geste pouvait avoir un sens. Et leur étude conclut que lorsqu'une femme tient la main de l'être aimé, elle ressent moins la douleur, quelle que soit la circonstance.

Pour en arriver là, ils ont mené quelques expériences sur des couples de volontaires. Ils ont d'abord installé les femmes en situation de pouvoir leur infliger une certaine dose de douleur. En leur faisant couler de l'eau chaude sur la main. Puis, ils ont séparé les couples en trois groupes afin de déterminer l'effet des hommes sur la douleur ressentie par les femmes.

Le fait d’entrer en contact physique avec un être aimé agit de manière positive sur notre cerveau, diminuant la douleur que nous ressentons. © Pablo Heimplatz, Unsplash

Le pouvoir du toucher

Ainsi une partie des hommes attendait dans une pièce voisine. Une autre partie attendait aux côtés des femmes, mais sans qu'il n'y ait de contact physique. Et une dernière partie des hommes tenait la main de leurs femmes. Hommes et femmes devaient alors rapporter le niveau de douleur qu'ils ressentaient. Et celui-ci s'est avéré jusqu'à deux fois moindre pour le dernier groupe. Les hommes parvenant même étonnamment bien à évaluer la douleur ressentie par les femmes.

Selon les chercheurs, tenir la main de l'être qu'on aime provoquerait la libération dans notre cerveau, de substances permettant d'atténuer la douleur ou du moins de la rendre plus supportable. Et la synchronisation physiologique qui s'opère alors entre les cerveaux des deux protagonistes produirait un effet analogue à celui d'un analgésique.

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