Les cas de cancer du poumon sont en augmentation chez les femmes et les non-fumeurs. © appledesign, Adobe Stock
Santé

Pourquoi les cancers du poumon deviennent plus fréquents chez les femmes et les non-fumeurs ?

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Des résultats présentés lors d'un congrès de pneumologie indiquent que les non-fumeurs et les femmes sont de plus en plus concernés par les cancers du poumon.

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[EN VIDÉO] Interview : le tabac responsable d’au moins 17 types de cancers  Il est avéré que fumer augmente les risques de développer un cancer du poumon, mais pas seulement. Le tabac est à l’origine d’au moins seize autres cancers. Futura-Sciences a rencontré Paul Hofman, directeur du laboratoire de pathologie de Nice et chercheur pionnier dans la détection du cancer du poumon, pour en savoir plus sur les risques encourus par les fumeurs. 

Les pneumologues de France se sont réunis du 21 au 23 janvier 2022 pour le 26e congrès de la Société de Pneumologie de Langue Française à Lille. Durant ce rassemblement de spécialistes, la présentation de Docteur Didier Debieuvre de l'Hôpital Émile Muller, à Mulhouse, était parmi les plus attendues. Il est le coordinateur d'une étude épidémiologique sur le cancer du poumon (KBP-2020) qui livre ses résultats tous les 10 ans. Deux tendances inquiétantes ressortent de l'analyse des données, les cancers du poumon progressent chez les femmes et les non-fumeurs.

Les cas de cancers du poumon en hausse chez les femmes et les non-fumeurs

En 2000, les non-fumeurs ou les fumeurs très occasionnels représentaient 7,6 % des cas de cancers pulmonaires. Aujourd'hui, c'est 12,6 % des cas. Les raisons de cette augmentation sont multiples, facteurs génétiques mais aussi environnementaux avec l'exposition à la pollution atmosphérique ou chimique dans le cadre du travail. La grande majorité des cas de cancers du poumon concerne encore des fumeurs. La part de femmes diagnostiquées est aussi en augmentation, 34 % des cas en 2020 contre seulement 16 % en 2000. 

Les cancers du poumon sont difficiles à soigner car le diagnostic tombe souvent alors que la maladie est déjà avancée. La survie dans les cinq années suivant le diagnostic d'un cancer broncho-pulmonaire à non petites cellules a été améliorée entre 2000 et 2010, 10 % contre 12,7 % respectivement, ce n'est pas le cas pour une autre forme de cancer du poumon, appelé cancer broncho-pulmonaire à petites cellules. S'ils sont pris en charge assez tôt, les cancers du poumon peuvent être soignés, mais dès que les métastases apparaissent la tâche se complique et la survie diminue drastiquement.

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