Pour qu'il y ait exploitation, il faut que des indices concernant le mineraiminerai soient relevés. Les premiers sont trouvés dans la littérature laissée par un certain PEYRESC (1580-1637) qui parle de la présence de « bleu de montagne ». Par la suite on retrouve régulièrement trace des minérauxminéraux de Cap Garonne dans les documents traitant de l'Histoire Naturelle de Provence, de minéralogie ou de géologie. On arrive en 1856 où le Comte de Villeneuve-Flayosc (ingénieur en chef des Mines et professeur à l'école impériale des Mines) signale, à propos de Cap Garonne : « ce sont là des échantillons curieux, mais qui n'annoncent rien de bien sérieusement utile ». Cela n'empêchera pas des négociants Marseillais de solliciter une concession pour l'exploitation du cuivrecuivre et du plombplomb dès l'année suivante.

  • L'âge d'or (15 à 20 ouvriers)

Dans cette période du milieu du 19ème siècle, on est en pleine expansion économique et les besoins en métauxmétaux (et particulièrement en cuivre) sont énormes. Aussi, assiste-t-on dans la France entière à l'ouverture de mines de tout acabit . Bref, c'était la période idéale pour ouvrir Cap Garonne. En 1862, quand le décret impérial institue la concession au profit de Layet et Martel (les négociants), celle-ci a déjà fourni 2500 tonnes de minerai d'une teneur de 5 à 6 % de cuivre.

  • La première crise (3 à 5 ouvriers)

Dès 1869, la rentabilité de la mine n'est plus assurée. Il faut savoir que tout le minerai était expédié pour traitement à Swansea (Pays de GallesGalles) comme une partie importante du minerai produit mondialement. Aussi, vu la faible teneur après triage (5 %) du minerai de Cap Garonne, le coût du transport le rend non compétitif par rapport à des minerais venus entre autres d'Amérique. L'exploitation se poursuit au ralenti jusqu'en 1872 où les concessionnaires jettent l'éponge.

  • A l'heure anglaise (25 ouvriers)

En 1873, c'est un anglais (J.M. Unwin) qui devient propriétaire de la mine. Il s'entoure de spécialistes es mines (français ou étrangers) ce qui permet d'améliorer considérablement la rentabilité. Il n'exporte que le minerai le plus riche (7 à 8 %), et stocke sur place un minerai d'une teneur moyenne de 2 %. L'azurite et la malachite, trop pauvres, sont rejetées. L'exploitation se fait en galeries qui peuvent atteindre 100 m de long.