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    • Objectif international de développement du Millénaire

    La Déclaration du Millénaire des Nations Unies a fixé comme objectif à la communauté international de réduire de moitié d'ici 2015 la proportion de personnes qui n'ont pas accès à l'eau potable ou n'ont pas les moyens de s'en procurer. Pour atteindre cet objectif, il faut que 1,6 milliard de gens aient accès à l'eau salubre. Pour réduire de moitié la proportion de personnes n'ayant pas accès à un assainissementassainissement adéquat, il faut fournir des installations à 2,2 milliards de personnes de plus d'ici 2015. La Déclaration vise également à mettre fin à l'exploitation irrationnelle des ressources en eau.

    • Besoin d'arbitrage autour d'un patrimoine commun de l'humanité

    L'augmentation de la demande, couplée à l'augmentation des pollutions, met en péril la ressource en eau. Il sera vite nécessaire d'imaginer des modalités d'arbitrage entre utilisateurs actuels et potentiels, entre communautés et Etats inégalement dotés. L'eau est un patrimoine commun de l'humanité qu'il convient d'écarter de la seule main mise des marchés : l'eau devra faire l'objet d'une réappropriation publique et démocratique. Les risques de voire l'eau devenir un bien marchand, assujetti aux règles du commerce, et pris en charge par le secteur privé existent et imposent une réflexion approfondie sur l'éthique de la tarification de l'eau et de le droit d'accès à l'eau.

    • Besoin d'une gestion intégrée et concertée de l'eau à l'échelle des bassins versantsbassins versants

    Action 21 avait clairement recommandé que les gouvernements engagent des efforts importants en matière de planification et de gestion intégrée des ressources en eau à l'échelle des bassins versants, en considérant la ressource eau, à la fois comme ressource naturelle et comme un bien social et économique. Il est admis que la mise en valeur et la gestion durable de l'eau exige d'allier préoccupations sociales, économiques et environnementales.

    Néanmoins, malgré les nombreux travaux internationaux de la dernière décennie, et les nombreux projets de coopération engagés ici et là en matière de gestion durable des ressources en eau, force est de constater que les principes de gestion intégrée des ressources en eau ne sont pas encore pleinement mis en œuvre. A l'opposé, la gestion de l'eau continue majoritairement d'être traitée dans le cadre de politiques sectorielles fragmentées, que ce soit dans les pays développés ou dans les pays en voie de développement.

    Par ailleurs, la gestion de l'eau repose majoritairement surdes démarches de gestion de l'offre : peu de nations privilégient la gestion de l'eau en concordance avec les besoins et les demandes, en recherchant ensuite à affecter la ressource disponible selon une solidarité des affectations aux différents usagers. Parmi ces usages, il convient de ne plus mettre en second plan les écosystèmesécosystèmes aquatiques et terrestres tributaires de la ressource en eau.

    • Besoin d'une évolution institutionnelle

    « La fragmentation de l'autorité en matière d'eau entre plusieurs secteurs et département nationaux et internationaux s'est traduite par un manque de vision commune quant à l'utilisation durable de cette ressource vitale » affirme Klaus Töpfer, directeur du PNUEPNUE.

    Les Nations Unies font remarquer que les gouvernements des pays industriels et des pays en voie de développement n'accordent qu'une basse priorité aux questions et aux institutions relatives à l'eau. Le financement de la recherche et des solutions est étonnamment inadéquat. Sans généraliser, force est de constater que l'engagement politique, les cadres réglementaires et législatifs, l'éducation et la sensibilisation du public et des acteurs, sont encore insuffisants dans la majeure partie du monde.