La semaine du 20 au 25 janvier a été marquée par un temps sec et ensoleillé au nord de la France. Le record absolu national de pressionpression a ainsi été battu le lundi 20 janvier à Abbeville, dans la Somme à 11 h 30, avec 1049,7 hPa mesurés, battant les 1048,9 hPa de la pointe de Chémoulin le 3 mars 1990, fait savoir MétéoMétéo France. Plusieurs stations ont battu leur record de pression, comme Cherbourg (1049,6 hPa), Lille (1049,4 hPa) ou Valenciennes (1049,3 hPa). À Paris-Montsouris, on a mesuré 1047,8 hPa. « De telles pressions n'ont pas été observées depuis 1905, où on avait mesuré 1048,9 hPa le 29 janvier », indique Météo France.

Ces pressions particulièrement élevées s'expliquent par une puissante dorsale (axe de hautes pressions en altitude) qui s'est développée sur l'Atlantique jusqu'aux îles britanniques entre dimanche 19 et lundi 20 janvier. La circulation atmosphériquecirculation atmosphérique oblige les masses d'airmasses d'air à se comprimer dans un flux descendant, donnant ainsi des zones de hautes pressions au sol. On est cependant loin des records des anticyclones dits thermiques, lorsque la masse d'air se refroidit et se contracte. En l'absence de mouvementmouvement d'air, l'air se retrouve piégé dans les basses couches de l'atmosphèreatmosphère et devient de plus en plus dense. Le record mondial de haute pression (pour une altitude inférieure à 750 mètres) est ainsi détenu par la station d'Agata, en Sibérie, où on a mesuré 1083,8 hPa le 31 décembre 1968.