Cela vous intéressera aussi

[EN VIDÉO] Des fourmis sont friandes du sirop de grenadine Une goutte de sirop de grenadine attire une colonie de fourmis qui passait par là. Celles-ci se chargent alors de faire disparaître le liquide.

Au cœur de la plaine de la Crau (Bouches-du-Rhône), les fourmis se démènent. Elles cherchent de la nourriture, construisent leur nid, agrandissent leur colonie. Et il semblerait que leur activité incessante puisse jouer un rôle clé dans la restauration et la conservation des prairies asséchées méditerranéennes. Telle est la conclusion de chercheurs français, qui ont comparé durant cinq à dix ans des zones dotées de Messor barbarus, une espèceespèce de fourmi moissonneuse, et des zones exemptes de l'arthropodearthropode. Leur étude est publiée dans Biological Conservation.

En effet, pendant les quelques années où Messor barbarus a été observée, les chercheurs ont noté une nette amélioration de la fertilité des sols. Les zones fourmillantes ont été conquises par des plantes mésotrophes, c'est-à-dire adaptées à un milieu moyennement riche en nutrimentsnutriments. Tandis que les zones sans fourmisfourmis étaient « dominées par des espèces caractéristiques des sols compactés » détaillent les chercheurs. Des sols moins riches, où l'eau s'infiltrent peu. Les racines des plantes y poussent plus difficilement.

Les communautés végétales ont ainsi profité de l'action des fourmis, en augmentant leur biomassebiomasse et leur diversité. Messor barbarus a également « assuré le transport, la redistribution et le stockage de graines » stipule un communiqué du CNRS. Dès lors, elles ont accéléré « la résiliencerésilience des communautés végétales » dans les prairies asséchées de la plaine de la Crau, « en facilitant leur rétablissement ». 

Ils concluent qu'en tant « que filtre biologique, Messor barbarus a conduit les communautés végétales vers une nouvelle trajectoire dans le site restauré ».