Des larves de phoronides ont été observées pour la première fois dans les années 1800. Et les spécialistes pensaient qu’il n’en existait que quinze espèces distinctes. Mais ils viennent d’en découvrir huit nouvelles dans les eaux du Pacifique et de l’Atlantique.

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Lorsqu'on la regarde au microscopemicroscope, l'eau de mer révèle parfois des surprises. Et c'est l'heureuse expérience qu'ont faite dernièrement des chercheurs du Smithsonian Tropical Research Institute (Panama). En étudiant le planctonplancton de la baie de Panama (Pacifique) et de Bocas deldel Toro (Atlantique), ils ont découvert plus de 50 larves de phoronides.

La véritable surprise est venue du séquençage de leur ADN par la méthode dite du code-barrecode-barre. Une méthode rapide et peu coûteuse qui permet la caractérisation génétiquegénétique d'un individu. Cette méthode a révélé trois phoronides distincts dans le plancton du Pacifique et quatre dans celui de l'Atlantique. Avec des ADNADN qui n'existent pas dans la collection mondiale GenBank. Ces larveslarves appartiendraient donc à des espèces inconnues.

Les larves de phoronides ont un corps cylindrique surmonté d’un anneau de tentacules et d’un grand capuchon destiné à capturer leur nourriture. Leur corps translucide présente aussi des taches pigmentaires. © Michael Boyle, Smithsonian Tropical Research Institute
Les larves de phoronides ont un corps cylindrique surmonté d’un anneau de tentacules et d’un grand capuchon destiné à capturer leur nourriture. Leur corps translucide présente aussi des taches pigmentaires. © Michael Boyle, Smithsonian Tropical Research Institute

Des larves nées sous X

Le défi est maintenant de retrouver les parents de ces larves. Car si les larves de phoronides ont tendance à dériver dans l'eau de mer et sont ainsi assez facilement capturées, leurs formes adultes se cachent au fond des eaux, dans le sablesable, les sédimentssédiments et les gravatsgravats. Elles sont beaucoup plus difficiles à observer.

Et comme les larves n'ont pas le même aspect que les adultes, il faudra, pour identifier les parents biologiques de ces phoronides, procéder à des tests ADN. « Peut-être ne trouverons-nous jamais les parents de nos larves. Mais leur seule présence confirme qu'ils existent bien », conclut Michael J. Boyle, biologiste.