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Sommet de Copenhague : « Un accord est pratiquement à notre portée »

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Le 6 décembre 2009, le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et Lord Nicholas Stern présentaient le rapport de l'ONU sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Un rapport plutôt positif sur le résultat possible du Sommet de Copenhague.

Lord Nicholas Stern, spécialiste britannique du changement climatique, a présenté conjointement avec le PNUE le rapport de l’ONU sur la réduction des émissions. © PNUE/ONU

Selon ce rapport de l'ONU, l'écart entre les réductions proposées par les Etats au Sommet de Copenhague et celles nécessaires pour avoir une bonne chance de limiter le réchauffement à +2°C par rapport à l'ère préindustrielle (1900) n'est que de quelques milliards de tonnes par an. « Ceux qui affirment qu'un accord est impossible à Copenhague ont tout simplement tort » affirme Achim Steiner, le directeur général du PNUE.

Les récents engagements de réductions des émissions de GES feraient passer, les émissions de 2020, à condition d'être scrupuleusement remplis, de 55 milliards de tonnes (Gt) d'équivalent CO2 par an à 46 Gt par an.

Cliquer pour agrandir. Si rien n’est fait (scénario business as usual), les émissions passeront de 47 Gt éq. CO2/an à 55 Gt éq. CO2/an en 2020. L’effort supplémentaire à consentir pour limiter le réchauffement à +2°C n’est que de 2 Gt/an si les engagements actuels des Etats (atteindre 46 Gt éq. CO2/an) sont rigoureusement respectés. © G. Macqueron / Futura-Sciences

A une poignée de milliards de tonnes du succès

Or l'ONU estime dans son rapport que ces émissions doivent au maximum de 44 Gt par an pour avoir une chance raisonnable de limiter le réchauffement climatique à 2°C. Comme le confirme Achim Steiner : « Un accord est pratiquement à notre portée ».

L'effort supplémentaire se situe donc dans une fourchette de l'ordre de 1 à 5 Gt/an, d'après ce rapport. De l'avis du directeur général du PNUE, même le désaccord entre le point de vue des scientifiques sur ce qu'il faudrait faire, notamment baisser les émissions mondiales après 2020, et les propositions faîtes pour Copenhague a sensiblement diminué.

De quoi suivre les négociations climatiques avec de l'optimisme !

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