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La destruction des végétaux menace les humains

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La biomasse végétale mondiale est en train de se détériorer. Si l'Homme ne ralentit pas cette destruction, son avenir risque d'être compromis. En effet, les organismes végétaux restants ne peuvent pas emmagasiner suffisamment d'énergie pour contrebalancer la perte due aux activités humaines. Cette incapacité peut, à terme, provoquer des déséquilibres naturels potentiellement néfastes à l'ensemble des êtres vivants.

Après des milliards d'années d'évolution sur Terre, des organismes simples capables de transformer la lumière du soleil en énergie ont permis l'explosion de la vie végétale et animale telle que nous la connaissons. Cependant, selon une récente étude, la dégradation de l'environnement entraînerait des déséquilibres lourds de conséquences pour l'humanité. © Eborutta, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

La thèse selon laquelle la dégradation de l'environnement rend incertain l'avenir de la civilisation est appuyée par une étude en thermodynamique (une branche de la physique basée sur les grands systèmes en équilibre).

Dans la nature, l'énergie chimique en provenance du soleil est stockée dans la biomasse végétale, notamment dans les grands massifs forestiers et les combustibles fossiles de type hydrocarbures. En détruisant cette biomasse naturelle pour laisser place à l'agriculture et à l'urbanisation ou pour la consommer sous forme de carburant, l'Homme engendre à terme un déséquilibre, stipule un récent article scientifique.

Parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, l'analyse précise que si la Terre contenait environ mille milliards de tonnes de carbone dans la biomasse vivante il y a 2.000 ans, les humains auraient réduit ce montant de près de moitié, et un peu plus de 10 % de cette biomasse aurait été détruite au cours du siècle dernier.

Remplacer les énergies fossiles par les énergies renouvelables, comme l'éolien, est l'une des actions en faveur du rétablissement d'un équilibre naturel. © Deuxtrois, Wikimedia Commons, CC by-sa 3.0

Un retour au mode de vie chasseur-cueilleur ?

« Vous pouvez penser la Terre comme une batterie qui a été chargée très lentement au cours de milliards d'années [par les organismes vivants, NDLR], explique John Schramski, chercheur à l'université de Géorgie, aux États-Unis, et principal auteur de l'étude. L'énergie du soleil est stockée dans les plantes et les combustibles fossiles mais les humains drainent cette énergie beaucoup plus vite qu'elle ne peut être réapprovisionnée. »

Pour le scientifique, si la tendance ne s'inverse pas, la batterie sera définitivement vidée de son énergie et, en d'autres termes, la planète ne pourra plus subvenir à nos besoins. « Ces lois sont absolues et incontestables, déclare John Schramski. Nous avons une quantité limitée d'énergie de la biomasse disponible sur la planète et, une fois épuisée, il n'y aura absolument rien pour la remplacer. »

Avant cela, l'espèce humaine vivrait des sécheresses, des épidémies et des troubles sociaux, conséquences du déséquilibre provoqué par la perte de cette énergie vitale au regard d'une population mondiale toujours plus nombreuse. Pour les auteurs de cette étude, les Hommes pourraient finir par revenir à un mode de vie chasseur-cueilleur... L'équipe scientifique espère que ses résultats permettront de reconnaître l'importance de la biomasse et de l'arrêt de sa destruction et qu'ils favoriseront le recours accru aux énergies renouvelables.

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