Planète

En bref : urgence déclarée à Fukushima à la suite des fuites d’eau

ActualitéClassé sous :développement durable , fuite radioactive , Catastrophe nucléaire de Fukushima

À la suite d'écoulements d'eaux souterraines radioactives dans le Pacifique, l'autorité nucléaire japonaise a déclaré une « situation d'urgence » à la centrale de Fukushima-Daiichi. Dans le même temps, l'opérateur Tepco a rendu publique une estimation des fuites radioactives qui se sont déversées dans l'océan depuis mai 2011.

La centrale de Fukushima 1 était l'une des 25 plus grandes installations nucléaires au monde. Elle était prévue pour résister à des vagues de 5,7 m de haut. Lors du tsunami du 11 mars 2011, le mur d'eau qui s'est abattu sur ce lieu faisait 15 m de haut. © IAEA

Les choses ne s'arrangent pas à la centrale de Fukushima-Daiichi, où une « situation d'urgence » a été déclarée mardi 6 août 2013 par l'autorité nucléaire japonaise (NRA). La cause : encore et toujours le problème des eaux souterraines contaminées, et leur écoulement vers le Pacifique. Leur existence a été dévoilée le 19 juin dernier, puis confirmée sur un autre site plus proche de l'océan le 29 juin. Mais selon l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco), ces eaux particulièrement riches en césium, strontium et tritium stagnaient.

Le point en image sur la situation d'urgence déclarée à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, après l'écoulement d'eaux souterraines contaminées dans l'océan Pacifique. © Idé

C'est du moins ce que l'on croyait alors, car l'opérateur a fini par admettre le 22 juillet qu'une partie du liquide se déversait bien dans l'océan, et qu'il était impuissant face à ce problème. Selon la NRA, qui s'est penchée sur la question après cet aveu, l'eau dépasse les limites légales d'écoulement radioactif, et serait en train de remonter vers la surface. L'ampleur de la menace qui pèse sur l'environnement n'a pas été quantifiée, mais inquiète déjà les pêcheurs japonais.

Pour la première fois depuis la survenue du séisme et du tsunami du 11 mars 2011, Tepco vient de publier ce dimanche une estimation des fuites radioactives dans le Pacifique. De mai 2011 à juillet 2013, la quantité de liquide déversée dans l'océan représenterait une activité radioactive estimée entre 20.000 et 40.000 milliards de becquerels. Reste maintenant à savoir si l'opérateur va finalement trouver une solution efficace pour contenir les eaux souterraines (solidifier les sous-sols semble sans effet notable), tout en localisant précisément l'origine des fuites.

Abonnez-vous à la lettre d'information La quotidienne : nos dernières actualités chaque jour.

!

Merci pour votre inscription.
Heureux de vous compter parmi nos lecteurs !

Cela vous intéressera aussi