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Fukushima : l’environnement parmi les victimes du tsunami

La préfecture de Fukushima et sa centrale nucléaire ont été submergées par une vague de 15 m de haut voilà tout juste deux ans. La catastrophe fut terriblement meurtrière et a aussi généré un impact environnemental considérable, mis en évidence par de nombreuses études. En voici une synthèse.

Deux ans après le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima, quelle est la situation des différents réacteurs de la centrale ? La réponse est donnée en image. © Idé Deux ans après le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima, quelle est la situation des différents réacteurs de la centrale ? La réponse est donnée en image. © Idé

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Le Japon a connu le 11 mars 2011, voilà tout juste deux ans, le pire tremblement de terre de son histoire. Le séisme de Tohoku a atteint une magnitude de 9,0, donnant naissance à un tsunami particulièrement dévastateur. La ville de Miyako a été submergée par un mur d’eau d’environ 38 m de haut, selon des estimations. Le bilan a été lourd : plus de 15.000 morts et 5.000 disparus, environ 332.400 immeubles endommagés ou détruits et... une catastrophe nucléaire. 

En effet, une vague d’environ 15 m de haut s’est abattue sur la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Une catastrophe naturelle de ce type avait été prévue, mais pas d'une telle ampleur. Les murs de protection antivagues ne mesuraient que 5,7 m de haut. Il s’en est alors suivi une série d’incidents qui ont mené à l’explosion de deux réacteurs nucléaires et à la libération massive de particules radioactives dans l’environnement.

Le tsunami puis l’accident nucléaire ont causé de nombreuses pollutions. En ce triste anniversaire, voici une synthèse des principales études sur l'environnement, réalisées sur place et dans l’océan Pacifique durant ces deux dernières années.

Des baleines radioactives au large de Fukushima

Au large des restes de la centrale de Fukushima, les éléments radioactifs apportés à l'océan par les fuites et les rejets d'eau de refroidissement contaminent les organismes marins. Jusqu'aux baleines ! Du césium radioactif a en effet été trouvé dans deux individus abattus près d'Hokkaido.

 

Des zones contaminées autour de la centrale de Fukushima pourraient être interdites pendant plusieurs années voire des décennies, selon une source gouvernementale japonaise. Plus de 85.000 habitants sont concernés.

 

Le tsunami japonais du 11 mars 2011, qui avait provoqué la catastrophe de Fukushima, a entraîné entre 5 et 20 millions de tonnes de débris dans l'océan Pacifique. Les côtes américaines devraient être atteintes dans moins de trois ans.

 

Le tsunami du 11 mars 2011 a tué des milliers de personnes et causé une catastrophe nucléaire. De nombreuses mesures sont réalisées le long du littoral japonais pour mieux comprendre le déferlement de la vague. Une équipe de scientifiques a exceptionnellement été autorisée à pénétrer dans la zone d’exclusion de Fukushima. Elle confirme les estimations : la vague faisait bien 15 mètres de haut au niveau des centrales.

 

Des poissons pêchés en Californie, des thons rouges du Pacifique, auraient été contaminés par la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi, seule origine possible pour le césium 134 retrouvé dans leur chair d'après les auteurs de l'étude. Heureusement, les consommateurs n’ont rien à craindre car la radioactivité émise par les radionucléides reste faible, bien en deçà des normes sanitaires nipponnes. 

 

De grandes quantités de radionucléotides ont été libérées dans l’environnement lors de la catastrophe de Fukushima-Daiichi au Japon. Des petits papillons lycénidés auraient fortement souffert de cette pollution radioactive. Le nombre d’individus « mutants » trouvés non loin de la centrale en témoigne. Malheureusement, le taux de malformation observé chez leurs descendants est important. 

 

Les forêts jouent un rôle négatif important à la suite d’une catastrophe nucléaire. Les résineux emprisonneraient en effet dans leurs aiguilles des radionucléides, comme les césiums 137 et 134, durant plusieurs mois, devenant ainsi des sources secondaires de pollution radioactive. Ce qui vient d’être quantifié à proximité de Fukushima.

 

Un nouveau record de contamination a été détecté chez un poisson pêché dans une baie proche de la centrale de Fukushima-Daiichi. Sa teneur globale en radioactivité serait 2.540 fois supérieure à la norme sanitaire maximale autorisée ! 

 

Des milliers de vaches ont été contaminées dans le périmètre de la centrale nucléaire de Fukushima. Les veaux conçus et nés après la tragédie ont un taux encore plus important de radionucléides dans leur organisme que les adultes.

 


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