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[EN VIDÉO] Kézako : comment crypte-t-on les données sur Internet ? La cryptographie est la plus ancienne forme de chiffrement. On trouve des traces de son utilisation jusqu'en 2.000 avant J.-C. Cette technique encore utilisée aujourd’hui, notamment sur le Web, dévoile ses mystères en vidéo grâce au programme Kézako d'Unisciel et de l'université Lille 1.

Malgré sa relative jeunesse, le Web a déjà une histoire riche avec plusieurs évolutions notables. Durant les années 90, le Web1 est né. Fait de pages statiques, ce Web est vite remplacé par le Web2, plus dynamique et au contenu généré par les utilisateurs dont les blogs, les forums et les médias sociaux sont les principaux représentants. On parle aujourd'hui de Web3, une version plus décentralisée et chiffrée du Web.

Web3 et Web sémantique

Jusqu'à récemment, ce que l'on appelait Web3 était le « Web sémantiqueWeb sémantique », défini par le « père de l'Internet », Tim Berners-LeeTim Berners-Lee, comme un Internet d'homme à machine reposant sur le langage naturel pour faciliter les interactions entre eux. Cependant, les concepts de Berners-Lee sont considérés comme faisant partie de ce que nous appelons aujourd'hui le Web3, sans en être la totalité.

 Le métavers est la prochaine révolution du Web et, comme exemple, voici la pratique d'un jeu de société avec une autre personne dans le métavers telle que l'imagine Meta/Facebook. © Facebook
 Le métavers est la prochaine révolution du Web et, comme exemple, voici la pratique d'un jeu de société avec une autre personne dans le métavers telle que l'imagine Meta/Facebook. © Facebook

Web3, un Web décentralisé 

La majorité des sites et applicationsapplications populaires sur lesquels nous passons du temps est détenue par des entreprises privées soumises à des réglementations régionales (comme le RGPD en Europe). Ce mode de fonctionnement est inhérent aux besoins d'une infrastructure réseau. Ce type d'infrastructure présente un coût d'installation, de maintenance et est soumise aux lois du pays où elle se situe.

Aujourd'hui, il existe d'autres options, et en particulier la technologie blockchain. La blockchain est une méthode relativement nouvelle de stockage des données en ligne, qui s'articule autour de deux concepts fondamentaux : le chiffrement et le calcul distribué.

  • Le chiffrement signifie que les données stockées sur une blockchain ne peuvent être consultées que par les personnes qui en ont l'autorisation, même si elles sont stockées sur un ordinateurordinateur appartenant à quelqu'un d'autre, comme un gouvernement ou une entreprise.
  • Le calcul distribué signifie que le fichier est partagé entre de nombreux ordinateurs ou serveursserveurs. Si une copie particulière du fichier ne correspond pas à toutes les autres copies, les données de ce fichier ne sont pas valables. Cela ajoute une autre couche de protection, ce qui signifie qu'aucune personne, autre que celle qui contrôle les données, ne peut y accéder ou les modifier sans l'autorisation de la personne qui les possède ou de l'ensemble du réseau distribué.

Ensemble, ces concepts signifient que les données peuvent être stockées de manière à ce qu'elles ne soient jamais sous le contrôle de la personne qui les possède, même si elles sont stockées sur un serveur appartenant à une société ou sous le contrôle d'une administration locale. Le propriétaire ou le gouvernement ne peut jamais accéder aux données ou les modifier sans les clés de chiffrementchiffrement qui prouvent qu'il en est le propriétaire. Même s'il ferme ou supprime son serveur, les données sont toujours accessibles sur l'un des nombreux autres ordinateurs sur lesquels elles sont stockées.