Plusieurs articles récents s'interrogent sur les risques potentiels soulevés par le développement des nanotechnologies. Les premières études relatives à l'impact possible des nanoparticules dans le domaine de l'environnement et de la santé font naître l'inquiétude.

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    Nanotubes de carbone collés au bout d'une pointe de tungstène. (Image de C. Journet et P. Vincent)

    Nanotubes de carbone collés au bout d'une pointe de tungstène. (Image de C. Journet et P. Vincent)

    C'est notamment le cas d'une étude menée par les laboratoires de l'entreprise américaine DuPont sur l'ingestioningestion par des rats de nanotubes de carbonesnanotubes de carbones, une substance au potentiel industriel considérable. Pénétrant dans les poumonspoumons, les nanotubes semblent provoquer des troubles importants, différents mais tout aussi dommageables que d'autres substances réputées toxiques. Environ 15 % des rats ayant ingéré une forte dose de nanotubes sont morts dans les 24 heures.
    Pourtant, les scientifiques ayant conduit l'étude insistent sur le fait que tant la concentration en nanotubes utilisée, que le mode d'administration (une solution à forte densité de nanotubes, injectée par seringue dans l'oesophageoesophage des rats) ne sont vraisemblables en environnement réel, et que les rats ont même pu mourir de suffocation, plutôt que d'un l'effet toxique des nanotubes que ces scienfitiques ne considèrent pas encore comme démontré.

    D'autres recherches sont encore nécessaires, selon l'équipe de DuPont.. Quoiqu'il en soit le sujet semble bien parti pour susciter un vaste débat public que certains scientifiques comparent avec inquiétude au débat sur les OGMOGM. Globalement, ces inquiétudes légitimes du grand public vont induire des recherches complémentaires sur les risques possibles de la nanotechnologie, mais sont aussi susceptibles de donner une image biaisée de la recherche nanotechnologique qui ne porteporte d'ailleurs que pour partie seulement sur les nanoparticules.