Un projet à Bucheon, Corée du Sud, va utiliser l’intelligence artificielle pour analyser les caméras de sécurité de la ville. © StockSnap, Pixabay
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Corée du Sud : des milliers de caméras et la reconnaissance faciale pour « suivre » les malades de la Covid-19 !

Pour venir en renfort à ses équipes de traçage des cas contacts, la ville de Bucheon en Corée du Sud met en place la reconnaissance faciale sur plus de dix mille caméras de sécurité. Le nouveau système détectera automatiquement les déplacements des malades de la Covid-19 dans la ville dans les jours précédant leur test positif.

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La ville de Bucheon en Corée du Sud se lance dans un projet pilote mêlant intelligence artificielle, reconnaissance faciale et caméras de sécurité. Les équipes de traçage des cas contacts des malades du coronavirus sont actuellement surchargées. La ville compte les soulager avec ce projet qui détectera automatiquement les déplacements et les échanges récents des personnes avec un test positif à la Covid-19.

Le nouveau système devra analyser les images recueillies par plus de 10.820 caméras de sécurité de la ville, qui compte plus de 800.000 habitants. Le projet a reçu un financement de 1,6 milliard de wons du ministère de la Science et de la Technologie coréen, ainsi que 500 millions de wons du budget municipal, soit au total un peu plus de 1,5 million d'euros.

Dix personnes tracées en cinq minutes

Le pays dispose déjà d'un système de traçage high-tech qui combine les données de l'utilisation de la carte bancaire, la géolocalisation du smartphone et l'analyse manuelle des caméras de sécurité. Actuellement les équipes ont besoin de 30 minutes à une heure en moyenne pour tracer une seule personne, alors que l'IA peut suivre dix personnes en cinq à dix minutes. Le nouveau système leur évitera également de dépendre des déclarations des malades, qui ne sont pas toujours honnêtes sur leurs déplacements.

Selon Reuters, les systèmes de traçage actuels sont largement acceptés par la population, mais des défenseurs des droits de l'Homme et des législateurs s'alarment du nouveau système qui pourrait être utilisé en dehors de la pandémie. Toutefois, les malades doivent donner leur accord, et les visages des personnes non concernées sont floutés. Le projet devrait être opérationnel dès le mois de janvier.

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