La cohabitation entre humains et intelligence artificielle fait partie des grands enjeux technologique et sociétal de demain. © peshkov, Adobe Stock.

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Intelligence artificielle : quels profils pour l’entreprise de demain ?

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A la fois source d'inquiétude et de fascination, l'intelligence artificielle, aussi appelée IA, pose de nombreuses questions quant à ses applications futures, notamment dans le monde de l'entreprise.

Face à l'impressionnante évolution de l'intelligence artificielle, le marché du travail va connaître dans les prochaines années une mutation en profondeur. Suite à cette tendance, les profils de demain vont rapidement devoir évoluer.

Intelligence artificielle : des compétences en évolution

Christophe Chalons est le fondateur de l'IMOSE, un institut de recherche dont l'optique est de mettre les mathématiques au service de l’entreprise.
Il définit l'intelligence artificielle comme le développement d'algorithmes spécifiques capables de se substituer à l'humain pour la réalisation de certaines tâches spécifiques. Ces algorithmes tendent tous au même objectif :  communiquer une information (une « sortie ») à l'aide d'indications que l'on communique à la machine (les « entrées ») et d'une fonction paramétrique. On intègre dans la fonction des données d'apprentissage qui servent à déterminer les paramètres. 

IA : dans quels domaines peut-on la retrouver ?

Les usages de l'intelligence artificielle sont multiples. En voici quelques exemples parmi beaucoup d'autres :

  • La traduction automatique : si l'intelligence artificielle est maintenant pleinement opérationnelle en ce qui concerne la traduction des mots, elle fait des progrès de jour en jour sur la traduction de phrases complètes et de tournures complexes. L'auto-apprentissage permet à la machine d'augmenter sensiblement ses données au fur et à mesure de ses utilisations. Cela garanti une traduction de plus en plus fluide et qualitative. 
  • La conception et l'usage d'interfaces conversationnels, autrement appelés chatbot  : les machines sont à même d'indiquer que, si l'interlocuteur pose telle question, alors il faut apporter telle réponse. Ainsi, dans le domaine du télémarketing et du téléconseil, d'aucuns prédisent le remplacement rapide des agents par des robots. La question qui en découle est évidente : comment une machine dénuée d'empathie peut-elle trouver les solutions et les mots adaptés pour calmer un consommateur mécontent ? Les machines capables de cerner les signaux de communication non-verbale et de détecter de façon très fine les sentiments de leur interlocuteur trouveront peut-être leur place.
  • De même, le leader mondial de l'assurance Ping An a mis en place un robot qui permet, à l'aide de l'analyse des expressions du visage, de détecter les éventuelles fraudes à l'assurance lorsque les déclarations sont faites face à la caméra.
  • La santé est un secteur où l'intelligence artificielle est un enjeu majeur : le module d'intelligence artificielle exploite les données qu'on lui communique pour affiner un diagnostic médical. L'IA est par ailleurs utilisée en ce moment en Chine par Alibaba et Ping An pour détecter plus rapidement les porteurs du Covid-19.
L'intelligence artificielle trouve des applications dans de nombreux secteurs comme l'automobile, la santé, la robotique, les nouvelles technologies... © THANANIT, Adobe Stock.

Intelligence artificielle : le robot va-t-il supplanter l’humain ?

Rassurons-nous : certes, dans le monde de demain, il y a fort à parier que les robots occuperont un rang de premier choix.  Pour autant, plus que jamais, les performances spécifiques à l'humain seront au cœur des compétences exigées par les recruteurs.
Pascaline Kunz, consultante senior chez Fred Finance, un cabinet de recrutement spécialisé dans les fonctions finance, précise : 
« A l'avenir, les soft skills les plus prisés des recruteurs seront, par définition, ceux dont sont privés les robots. 
Ainsi, un robot n'a aucune marge d'erreur dans son analyse. Or, paradoxalement, certains métiers doivent faire appel à la marge d'erreur humaine pour être productifs. Prenons comme exemple mon métier, le recrutement : un robot sélectionnera un candidat sur la base de données précises et le refusera s'il ne répond pas à ces critères. Un recruteur laissera passer quelques défauts qui auraient été discriminatoires pour une machine. Or, le candidat sélectionné par le consultant humain et refusé par le robot peut s'avérer excellent. »
Les fonctions managériales également, qui demandent des capacités réelles d'empathie et d'analyse des sentiments, qu'on imagine mal accessibles à une machine, ne devraient pas être remplacées de si tôt.

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