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En bref : l'investiture de Barack Obama sature les réseaux de mobiles

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Dégât collatéral de la cérémonie d'investiture de Barack Obama et de son immense succès : les réseaux de téléphonie mobile de Washington risquent l'asphyxie. Des moyens sans précédent ont été déployés.

L'élection et l'investiture de Barack Obama suscitent beaucoup d'activité sur les réseaux de téléphonie et du Web (capture du site officiel de l'investiture).

Si l'un de vos proches fait partie des millions de personnes massées à Washington dans le parc National Mall et autour du Capitole attendant l'investiture de Barack Obama, à 12 h 00 locale (18 h 00, heure française), ne vous étonnez pas de ne recevoir aucun appel ni de ne pouvoir le joindre. Après avoir déclenché une intense activité sur le Web et même inspiré les pirates informatiques, la victoire d'Obama bouscule les réseaux de téléphonie mobile...

Depuis l'élection du sénateur de l'Illinois le 4 novembre 2008, les principaux opérateurs de téléphonie mobile (AT&T, Sprint Nextel, T-Mobile et Verizon Wireless) se sont préparés à faire face le jour de son investiture, ce 20 janvier 2009, à une demande locale dépassant les possibilités de leurs réseaux. D'importants moyens ont été investis pour que les clients puissent continuer à téléphoner. AT&T affirme avoir déboursé quatre millions de dollars pour l'occasion.

Les opérateurs ont renforcé les capacités de leurs installations à Washington mais cela ne suffit pas. Des systèmes mobiles ont dû être acheminés, appelés cows ou colts. Mais ils n'ont rien à voir avec des vaches ou des armes à feu. Ces acronymes désignent des systèmes de téléphonie cellulaire sur roues (cell on wheels) ou sur camions (cell on trucks). Crystal Davis, la porte-parole de Sprint Nextel a expliqué que le nombre de communications à l'intérieur de la capitale des Etats-Unis dimanche 18 janvier était le double de la moyenne habituelle.

Avec toutes les précautions prises, les mobiles risquent de... fonctionner. Autour de l'homme en train de devenir le quarante-quatrième président des Etats-Unis, les services de sécurité sont en place pour épier les communications et repérer des conversations suspectes.

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