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Révélation : espionnage important des appels téléphoniques aux USA

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Selon le quotidien USA Today, la NSA aurait bâti depuis 2001 une gigantesque base de données destinée à stocker le profil de la totalité des appels téléphoniques échangés dans le pays, y compris ceux vers l'étranger. Réalisé avec l'aide des plus grands opérateurs téléphoniques nationaux, le programme aurait déjà ingurgité les habitudes téléphoniques de dizaines de millions de citoyens et d'entreprises du pays.

Révélation : espionnage important des appels téléphoniques aux USA

Depuis 2001, l'agence de renseignement américaine NSA assemble ce qui pourrait devenir la plus grande base de données au monde. Son contenu : les profils des appels téléphoniques de tous les américains.

Lignes fixes ou téléphones mobiles, rien ne doit lui échapper : le programme du gouvernement serait conçu pour stocker, puis analyser, les numéros de chaque appelant, ainsi que d'autres informations dites "extérieures", c'est à dire en dehors du contenu de la conversation (probablement les heures et durées des appels). Selon le quotidien, les noms des abonnés ne seraient pas collectées, mais ce n'est pas une information très difficile à obtenir pour qui dispose des numéros...

Le programme aurait été mis en oeuvre après le 11 septembre 2001 avec la complicité des plus grands opérateurs téléphoniques du pays (AT&T, Verizon et BellSouth). L'opérateur Qwest serait le seul, parmi les "grands", a avoir refusé de collaborer avec la NSA. Toujours selon le quotidien américain, Qwest aurait notamment refusé d'apporter son aide parce que l'agence américaine ne pouvait produire de document juridique légal autorisant son action. D'autres sources, en revanche, font remarquer que la pratique n'a rien de nouveau, hormis son échelle colossale.

Car avec presque cinq ans d'existence, la base de données contiendrait déjà l'historique des appels de "plusieurs dizaines de millions" d'américains. Tous sont concernés, aussi bien des citoyens individuels que des entreprises, dans le cadre d'appels locaux, nationaux ou internationaux.

L'an dernier déjà, le Président Bush avait autorisé les agence gouvernementales à intercepter les appels téléphoniques et les emails à condition que l'un des destinataires soit à l'étranger. Il semble qu'il ne s'agissait que de la partie visible du projet révélé aujourd'hui par USA Today.

Selon une source citée par le quotidien, ces données seraient utilisées afin de réaliser des analyses de "réseaux sociaux". Le principe, identique à celui de services à la mode tels Linked In ou Viaduc, consiste à tracer des liens entre les personnes en fonction de leurs relations communes. Dans le cas du gouvernement américain, bien entendu, la raison invoquée est la chasse aux terroristes. Mais nul doute qu'une telle masse d'informations trouvera de très nombreuses applications pro-gouvernementales par ailleurs.

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