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Condamnation : Le pirate était à la tête d'une armée de 400.000 PC zombies

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A 20 ans, il était à la tête d'une armée de 400.000 ordinateurs zombies qu'il contrôlait depuis sa maison, basée près de Los Angeles. Pour viol de la loi contre les spams et les publicités, ainsi que pour ses attaques contre des sites en ligne, un juge fédéral l'a condamné à 57 mois de prison. La peine la plus lourde jamais prononcée à l'encontre d'un pirate informatique.

Un pirate informatique à la tête d'une armée de 400.000 PC zombies a été condamné à 57 mois de prison

Jeanson Ancheta contaminait des ordinateurs distants à l'aide de chevaux de Troie ou autres virus informatiques pour se constituer un réseau de PC zombies. Au moment où les autorités l'ont arrêté, son armée comptait déjà 400.000 entités informatiques. Moyennant rémunération, le pirate mettait son bataillon au service de ses pairs, afin de propager rapidement des virus, d'émettre des spams et des publicités en masse, ou de lancer des attaques contre des sites hébergés sur la Toile. Des assauts d'organisations militaires figuraient notamment à son actif.

Jeanson Ancheta a reconnu avoir perçu plus de 100.000 dollars en vendant ses services. Une réussite qui l'a poussé à manifester des signes extérieurs de richesse, comme l'achat d'une voiture luxueuse, et a attiré sur lui l'attention des autorités américaines. En janvier dernier, il était accusé de fraude, de complot, et de violation des lois relatives à la lutte contre les pourriels. Bien que le jeune homme ait plaidé coupable, le juge fédéral a qualifié le délit d'« important, grave et sophistiqué » et a prononcé à son encontre une peine exemplaire : 57 mois de prison et une amende de 15.000 dollars qu'il devra reverser à un centre militaire piraté. Son matériel informatique ainsi que 60.000 dollars en liquide ont également été saisis.

Comme le font signaler plusieurs experts en sécurité informatique, Jeanson Ancheta habitait aux Etats-Unis, où ce type de délit est traqué et puni. Mais, lorsque ces réseaux sont situés à l'étranger, retrouver les coupables peut s'avérer nettement plus difficile, à moins de développer une importante coopération internationale.

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