D'après Freud, toutes les maladies mentales ne relèvent pas de la psychanalyse. D'après lui, l'hypnose s'applique à l'hystérie, mais non aux maladies mentales comme la paranoïa, la mélancolie ou la démencedémence précoce, la schizophrénieschizophrénie.

On avait remarqué depuis longtemps que l'hystérie était liée à la sexualité. La médecine grecque considérait l'hystérie comme une maladie exclusivement féminine. Mais c'est faux. Par la suite, on s'apercevra que les hommes présentent aussi des maladies hystériques.

La psychiatrie française au début du xixe siècle à Paris avec l'aliéniste français Philippe Pinel (1745-1826), Jean Étienne Dominique Esquirol (1772-1840) à Toulouse, puis Jean Martin Charcot à Paris estiment que les relations sexuelles ont un rôle dans la genèse de l'hystérie. C'est Sigmund FreudSigmund Freud qui soutiendra et approfondira la thèse de l'étiologie (c'est-à-dire, en médecine, science de la cause) sexuelle des névroses, thèse qui scandalisera ses contemporains.

L'école française traitait l'hystérie par des méthodes d'hypnose et de suggestions qui consistaient à plonger le malade dans un état de sommeilsommeil artificiel. Dans cet état, le malade reste accessible à la suggestion, par exemple le médecin lui ordonne de remuer, de marcher... et le malade l'accomplit. Le malheur est qu'avec cette méthode les symptômessymptômes, en particulier les contracturescontractures, réapparaissent quand l'état hypnotiquehypnotique prend fin. De plus, dans l'hypnose, le sujet revivait des scènes de son passé, mais ce souvenir disparaissait dès le réveil ; enfin le transfert affectif qui s'établissait entre le malade et son thérapeute s'avérait souvent intempestif et obligeait parfois à suspendre la cure. Freud renonce donc à cette méthode (l'hypnose). Voir p. 25 : « Or, je n'aimais pas l'hypnose ; c'est un procédé incertain et qui a quelque chose de mystique. » Freud revient à la méthode de Joseph Breuer, l'entretien ; terme qui ne doit pas être pris à la lettre. On souhaite que cet entretien ressemble à un monologue du malade. C'est le malade qui doit parler. Ainsi Sigmund Freud conseille à ses élèves une attitude d'attention constante. Lui-même ne prend aucune note craignant que cela fausse l'entretien.

Apportons deux nuances :

  • Freud découvrira bientôt le phénomène du transfert où le patient projette ses fantasmes sur la personne du médecin, l'identifiant souvent à son père...
  • Les psychanalystes contemporains tendent à admettre de plus en plus que le psychanalyste n'est pas seulement une oreille, mais il doit jouer le rôle d'un catalyseurcatalyseur (présence nécessaire). Les analystes admettent que pour jouer ce rôle, la personnalité du médecin n'est pas étrangère à son attitude à être catalyseur.