Le site probable du crash du MH370 proposé par une nouvelle étude

Classé sous :aéronautique , crash aérien , vol MH370

Une nouvelle analyse basée sur les débris retrouvés et les courants océaniques suggère que le site le plus probable du crash du vol MH370 de Malaysia Airlines, disparu des radars le 8 mars 2014, se trouverait au niveau du 25e parallèle sud, dans l'océan Indien, au nord de la zone où les recherches sous-marines se sont majoritairement concentrées. Le Boeing 777, transportant 227 passagers et 12 membres d'équipage au départ de Kualua Lumpur et à destination de Pékin, s'est mystérieusement volatilisé quelque part dans le sud de l'océan Indien, d'après les données du satellite Inmarsat qui a été le dernier à recevoir un signal. Les recherches conduites jusqu'en 2018, soit quatre ans après le crash, se sont toutes révélées infructueuses.

Site le plus probable du crash du vol MH370 de Malaysia Airlines près du 25e parallèle sud, dans l'océan Indien, le long de l'arc de cercle définissant la position possible de l'avion au moment du crash. Cet arc a été déterminé grâce au satellite Inmarsat, qui a enregistré le dernier contact avec l'appareil. © Philippe Miron et al., Chaos: An Interdisciplinary Journal of Nonlinear Science, 2019

Pour remonter au lieu du crash, l'équipe de chercheurs menée par des océanographes de l'université de Miami, ont reconstruit la trajectoire des débris de l'appareil découverts à La Réunion, à Maurice, à Madagascar et sur les côtes est de l'Afrique (Tanzanie, Mozambique et Afrique du Sud). Ils se sont appuyés sur la localisation des débris, le temps qu'ils ont pris pour s'échouer depuis le crash, les conditions océaniques (y compris l'influence de la mousson), ainsi que la trajectoire des bouées de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui ont emprunté un chemin similaire aux débris. La zone identifiée par cette étude, située sur l'arc de cercle déduit quelques jours après le drame à partir des données d'Inmarsat, est cohérente avec des estimations antérieures, précisent les chercheurs. Leur méthode de modélisation pourrait s'appliquer à d'autres débris (plastique par exemple) ou encore aux nappes de pétrole, d'après un communiqué.

Le Boeing 777 de Malaysia Airlines un an avant sa disparition toujours mystérieuse dans le sud de l'océan Indien, avec 227 passagers et 12 membres d'équipage à son bord. © Paul Rowbotham, Wikimedia Commons, CC By-SA 2.0