Deux chercheurs américains ont réalisé un poste de radio en utilisant comme démodulateur un nanotube de carbone. Des dispositifs bien plus complexes, comme des nanomachines injectables dans un organisme, pourraient un jour être équipés d’un émetteur radio.
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Peter Burke et Chris Rutherglen, de l'Université de Californie (Irvine), viennent de publier dans la revue Nano Letters les résultats de leurs recherches : la réalisation d'un récepteur d'ondes radioradio utilisant un nanotube de carbonenanotube de carbone comme démodulateur. Bien que des nanotubes capables de détecter des ondes radio aient déjà été réalisés, personne n'avait encore construit un véritable poste de radio opérationnel, utilisant un nanotube comme démodulateur. Les applicationsapplications sont potentiellement immenses. On pourrait par exemple réaliser ce que certains appellent de la poussière intelligente&nbsp: des dispositifs plus petits qu'un grain de sablesable et équipés de capteurscapteurs, transmettant par radio des informations sur les conditions physiquesphysiques et chimiques de leur localisation. Cela pourrait être une révolution en médecine, sur un champ de bataille ou en météorologiemétéorologie.

Un récepteur radio complet

Dans la vidéo présentée ici, Chris Rutherglen commence par nous montrer, sur sa gauche, une source à haute fréquencefréquence qui sert de porteuse pour la transmission par modulationmodulation d'amplitude de la musique passant sur un iPpod. Sur la droite, une autre petite antenne capte le signal diffusé par la première et l'on voit une sorte de petit tube noir contenant le démodulateur, un préamplificateur différentiel, une pile pour l'alimentation et enfin un haut-parleur.


La preuve par l’image…

Chris Rutherglen démontre qu'il s'agit bien d'une transmission sans fil en interposant un écran en aluminiumaluminium, ce qui interrompt aussitôt la musique. Puis, l'ayant écarté, il enlève temporairement la pile, ce qui là aussi supprime la musique.