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En bref : myriades d'étoiles pour Hubble dans l'amas Messier 68

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C'est lorsqu'il pointe les amas globulaires dans notre banlieue galactique que le télescope spatial américain Hubble révèle tout son pouvoir de résolution, séparant les uns des autres les soleils qui composent ces pelotes d'étoiles. Zoom dans le cœur de Messier 68.

L'amas globulaire Messier 68, nouvelle cible du télescope spatial américain Hubble. © Nasa, Esa, Hubble

Les amas globulaires existent depuis plus de 10 milliards d'années puisqu'ils sont apparus avec les premières galaxies. On en dénombre actuellement un peu plus de 150 autour de notre Voie lactée, de véritables boîtes à bijoux stellaires qu'on ne se lasse pas d'admirer. Le télescope Hubble a déjà eu l'occasion d'en photographier quelques-uns, comme Messier 9 et Messier 12, dans la constellation d'Ophiucus, ou encore Messier 5 dans la constellation du Serpent.

Cette fois-ci direction l'Hydre, où l'astronome français Charles Messier dénicha le 9 avril 1780, à l'aide de sa lunette astronomique, une petite tache floue de magnitude 7,8. Répertorié comme Messier 68, l'objet fut résolu en étoiles par William Herschel en 1786. Messier 68 se situe à 33.000 années-lumière de nous. Sa dimension apparente de 11 minutes d'arc (1/3 de la Pleine Lune) équivaut à cette distance à un volume d'une centaine d'années-lumière dans lequel se serrent plusieurs centaines de milliers d'étoiles, dont plus d'une quarantaine de variables. Messier 68 entre dans la neuvième catégorie de la classification des amas globulaires, établie dans les années 1940 par l'astrophysicien américain Harlow Shapley, qui compte 12 niveaux du plus au moins denses.

L'image ci-dessous a été réalisée par l'instrument ACS (Advanced Camera for Surveys) qui combine la lumière visible et infrarouge. On ne voit que le centre de l'amas puisque l'image proposée par Hubble a un champ d'un peu plus de 3 minutes d'arc de côté.

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