La théorie du neuroneneurone désigne la notion, devenue fondamentale, que les neurones sont les unités structurelles et fonctionnelles de base du système nerveux. Elle a été établie en 1888 par Santiago Ramón y Cajal  (1852-1934), médecin et neuroscientifique espagnol.

Avant que la théorie du neurone n'ait été reconnue, il était généralement admis que le système nerveux était constitué d'un maillage fusionné ne comportant pas de cellules isolées (ce que l'on a désigné par « théorie réticulaire »).

C'est en affinant la technique de coloration argentique mise au point par le médecin italien Camillo GolgiGolgi (et qui porteporte aujourd'hui son nom) que Ramón y Cajal contribua de façon décisive à la théorie neuronale, en opposition avec la théorie réticulaire, soutenue par Golgi.

L'Espagnol mit en effet en évidence que les neurones étaient des entités cellulaires séparées par de fins espaces, les synapses, et non les fibres d'un réseau ininterrompu.

En 1906, Santiago Ramón y Cajal fut colauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine avec Camillo Golgi « en reconnaissance de leurs travaux sur la structure du système nerveux ».