Aux Etats-Unis, 400 000 personnes souffrent de problèmes rénaux chroniques. Peu d'options existent à l'heure actuelle pour les soigner : dans les cas les plus graves la transplantation - mais les listes de demandeurs sont longues et les donneurs en nombre insuffisant -, et en attendant la dialyse, jusqu'à six fois par semaine. Dans ce contexte, les résultats d'un essai clinique pour un rein bioartificiel externe, mené l'hiver dernier, apparaissent encourageants.
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Le dispositif, mis au point à l'Université du Michigan après dix années de recherche, consiste en un étui contenant un milliard de cellules rénales humaines vivantes à l'intérieur de 4000 fibres de plastiqueplastique creuses et translucides.
Car si les machines à dialysedialyse filtrent bien le sang, elles ne peuvent imiter les fonctions métaboliques d'un organe aussi complexe que le rein.

D'où l'idée de confier la tâche aux cellules rénales elles-mêmes, selon une organisation aussi proche que possible de celle que l'on connaît in vivoin vivo. Au cours du premier test réalisé chez l'homme, 10 patients très sévèrement atteints ont bénéficié du nouvel appareil ; six ont survécu alors que leurs chances avaient été évaluées à guère plus de 10 à 20%.

A terme, ce reinrein artificiel externe pourrait être utilisé comme soutien temporaire à la dialyse traditionnelle afin d'améliorer la qualité de vie des patients et leur espérance de vieespérance de vie.

En cas d'agrément de la Food and Drug AdministrationFood and Drug Administration, la société Nephros Therapeutics, à qui a été confiée la phase de développement, prévoit une possible mise sur le marché d'ici trois ans.