Santé

Danger sous-estimé de la pollution de l'air sur la santé

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Le rôle de la pollution de l'air en tant que cause de décès précoce aurait été significativement sous-estimé, selon les résultats d'une étude menée par des chercheurs américains et canadiens sur une population de résidents de Los Angeles. L'étude de la relation entre particules de pollution et mortalité montre que les effets chroniques de la pollution sur la santé sont deux à trois fois plus élevés qu'estimés.

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Les données de l'étude couvrent deux décennies et sont relatives à 22.906 individus résidant dans 260 quartiers de Los Angeles. "Elles indiquent que pour chaque accroissement de 10 microgrammes par mètre cube, de particules fines dans l'air environnant, le risque de décès, quelqu'en soit la cause, augmente de 11 à 17 %," déclare Michael Jerrett, professeur associé de médecine préventive à la Keck School of Medicine de l'Université de Californie du Sud. Les niveaux de particules fines peuvent différer d'environ 20 microgrammes des zones les moins polluées de Los Angeles aux zones les plus polluées. "L'étude révèle en outre des liens spécifiques entre particules et décès par cardiopathie ischémique, par exemple infarctus, ainsi que décès par cancer des poumons," ajoute Jerrett. Le risque de mortalité par cardiopathie ischémique augmente de 25 à 39 % pour une augmentation de 10 microgrammes de particules par mètre cube.

De précédentes études tenaient compte d'une ou de deux mesures de pollution dans plusieurs villes et comparaient les effets sanitaires entre les villes. Les auteurs signalent que la dernière étude va plus loin, tenant compte de mesures de pollution sur 23 sites à l'intérieur de Los Angeles dans le but de déterminer plus précisément l'exposition à la pollution de l'air là où les résidents vivent et travaillent.

Les épidémiologistes ont considéré la pollution de l'air à travers les niveaux de particules, mixture de solides microscopiques et de gouttelettes en suspension dans l'air. Cette mixture comprend des acides, tels que les nitrates, des substances chimiques organiques, des métaux, de la poussière et des allergènes. Ce sont de petites particules de diamètre inférieur à 2,5 micromètres, qui poseraient le problème le plus sérieux parce qu'elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et parfois même dans la circulation sanguine.

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