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Sécurité des médicaments : des changements prévus

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Les ambitions et les priorités de la Haute autorité de santé pour les années à venir ont récemment été présentées. Au programme : plus de transparence, de réactivité et des messages simplifiés à destination du grand public.

Suite aux différents scandales, le système d'évaluation des médicaments est en train d'être repensé. © Phovoir

Créée en 2005, la Haute autorité de santé (HAS) « œuvre pour améliorer la qualité et la sécurité des soins au service des patients ». Suite à la crise du Médiator, Jean-Luc Harousseau nouveau président du Collège de la HAS propose d'ores et déjà deux « évolutions concrètes » pour faire progresser la transparence au niveau du travail effectué par la HAS. À savoir :

  • la vidéotransmission des réunions de la commission de la Transparence ;
  • la participation de représentants du monde associatif à ses réunions.

Rappelons que la commission de la Transparence est une instance scientifique. Elle est composée de médecins, de pharmaciens, de spécialistes en méthodologie et épidémiologie. Elle est chargée d'évaluer les médicaments ayant obtenu leur autorisation de mise sur le marché (AMM), lorsque le laboratoire qui les commercialise souhaite obtenir leur inscription sur la liste des médicaments remboursables.

Des messages plus simples pour le grand public

Par ailleurs, « l'évolution de la médecine et les progrès permanents qu'elle connaît, imposent à la HAS d'être plus réactive, d'intégrer les changements et de les évaluer plus rapidement », a déclaré le Jean-Luc Harousseau. « Ceci demande de simplifier et de synthétiser les messages à destination des professionnels de santé comme du grand public ».

De son côté enfin, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a également fait évoluer le « fonctionnement et les modalités de travail de la commission d'AMM ». C'est ainsi que les représentants des Entreprises du médicament (LEEM) n'ont pas été conviés à participer à sa dernière séance, le jeudi 3 mars 2011. Ils y siégeaient auparavant, « sans voie délibérative, en tant qu'invités ». Cette absence devrait être de courte durée. Elle intervient en effet « dans l'attente de formaliser la présence d'autres parties prenants [...] dont des représentants des professionnels, des patients et des associations ».

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