Santé

Pollution dans le métro : que savons-nous vraiment ?

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Grâce au métro, les voitures circulent moins dans Paris. Une bonne nouvelle pour la pollution. Pourtant, un rapport vient d'établir que l'air des stations et des rames n'est pas vraiment pur et diffère de l'atmosphère qui règne à l'air libre. À court terme au moins, le rapport ne signale aucune raison de s'inquiéter.

En 2009, on estimait à 4 millions le nombre de personnes qui empruntaient quotidiennement les 215 km de réseau du métro parisien. Pour combien de ppm de particules fines PM10 ? © Clicsouris, cc by sa 30

La pollution de l’air dans le métro parisien est « très différente de celle [qui prévaut à] l'extérieur ». Et curieusement, peu d'études lui ont été consacrées, confirme un travail de l'Observatoire régional de la santé (ORS) d'Île-de-France. À tel point que les risques sanitaires qui lui sont associés ne sont toujours pas clairement évalués à ce jour...

Des millions de Franciliens transitent quotidiennement par l'une des 300 gares ou stations souterraines de transport ferroviaire de la région parisienne. Alors que l'utilisation de ce mode de transport est encouragée pour tenter de limiter les émissions atmosphériques liées au trafic automobile, qu'en est-il de la qualité de l'air respiré par les usagers des transports publics ? Pour le savoir, l'ORS Île-de-France a compilé les données de plusieurs travaux réalisés sur le sujet.

Les polluants retrouvés dans l'air extérieur diffèrent de ceux trouvés dans les souterrains du métro. Lequel est le pire pour la santé ? Aucune étude ne le démontre. © Fabio Venni, Wikipédia, cc by sa 2.0

Plus de particules fines dans le métro qu’à la surface

Ses résultats font apparaître « des niveaux de particules particulièrement élevés, mais variables » selon les lignes étudiées. Voire en fonction du lieu de prélèvement à l'intérieur des stations. C'est ainsi qu'une étude réalisée en 2002 a montré que l'air était plus pollué en particules fines (PM10) à l'intérieur des rames de RER, que sur les quais ou dans les couloirs des stations. Dans tous les cas cependant, les taux mesurés restent supérieurs à ceux qui sont observés en surface !

L'ORS a également constaté que « les sources et la composition des particules étaient très différentes de celles des particules relevées dans l'air extérieur ». Elles proviennent principalement de phénomènes de friction des matériaux (en raison du frottement des roues sur les rails ou des freinages...) et sont riches en fer.

Quant à leur impact sanitaire, il reste méconnu. L'ORS explique que « les études [menées essentiellement auprès des travailleurs du métro] n'ont pas mis en évidence de risque à court terme [...]. Les recherches doivent se poursuivre afin de mieux comprendre le potentiel toxique de ces particules, et d'évaluer les risques à plus long terme d'une exposition chronique à ces polluants. » La qualité de l'air des enceintes souterraines de transport pourrait donc rapidement s'inviter au menu du Grand Paris. Lequel rappelons-le, vise à modifier en profondeur les transports en Île-de-France.

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