Durant les mois d'été, l'ArctiqueArctique est traditionnellement en proie à des incendies. Mais après un mois de juin exceptionnellement chaud et sec, ceux de cette année sont, en nombre autant qu'en ampleur, « inhabituels et sans précédent » a déclaré Mark Parrington, chercheur à Service de surveillance de l'atmosphèreatmosphère Copernicus. Une déclaration qui fait suite à la publication par l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAANOAA) d'images satellites révélant des panaches de fumée visibles depuis l’espace.

Depuis le mois de juin, 100 feux de forêt se sont déclarés dans la région. En Russie, au Groenland et en Alaska. Et entre le 1er juin et le 21 juillet, ils auraient déjà été responsables de l'émissionémission de 100 mégatonnes de CO2 dans l’atmosphère. L'équivalent des émissions d'un pays comme la Belgique pour une année entière !

Et l'inquiétude va grandissante car plusieurs incendies ont été signalés plus au nord que d'habitude. Certains ont enflammé les sols tourbeux. Des sols qui, contrairement aux forêts, peuvent brûler pendant des jours, voire des mois.