Les centrales nucléaires françaises actuelles (ici celle de Bugey 2) sont de type à eau pressurisée. La filière EPR est une amélioration pour la sécurité et pour la puissance. © Jean-Paul Comparin, Fotolia

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Nucléaire : en Chine, la première centrale EPR reçoit son combustible

ActualitéClassé sous :développement durable , centrale nucléaire , énergie nucléaire

Le premier réacteur nucléaire EPR à entrer en service sera chinois : le chargement de combustible a commencé à Taishan. Cette nouvelle génération à eau pressurisée, mieux sécurisée et plus puissante mais aussi plus complexe à réaliser, est en chantier en France et en Finlande, et tous les calendriers ont pris du  retard. La mise en service de ce premier réacteur chinois est prévue à la fin de l'année.

En Chine, dans le sud du pays, le chargement en combustible nucléaire du réacteur Taishan 1 vient de commencer, après l'accord de l'autorité de sûreté nucléaire du pays, et prendra plusieurs mois. L'évènement est de taille pour EDF après les retards accumulés sur les deux autres chantiers de la filière EPR (eau pressurisée), dernière génération de centrales nucléaires développée par Areva : en France (Flamanville) et en Finlande (Olkiluoto). D'autres projets existent au Royaume-Uni (Hinkley Point) et en Inde.

Commencée en 2009 avec l'entreprise chinoise CGN (China General Nuclear Power, qui détient 70 % du projet), la construction de la centrale de Taishan (qui prévoit deux réacteurs) a été initiée en 2007. Le chantier a aujourd'hui quatre années de retard sur le calendrier initial, notamment à cause de problèmes structurels sur la cuve et le couvercle, fournis par Areva (ce qui avait bousculé le planning des projets français et finlandais).

La Chine accélère la construction de réacteurs nucléaires

Le réacteur chinois devrait donc pourtant être le premier EPR à entrer en service, fin 2018, avant ceux de Flamanville et d'Olkiluoto (dont les chantiers ont commencé respectivement quatre et deux ans avant lui). La réalisation de Taishan 2 devrait se terminer en 2019. À Flamanville, le chargement en combustible devrait avoir lieu fin 2018 si, toutefois, les problèmes récemment détectés au niveau des soudures de la cuve ne contraignent pas à différer l'opération.

En Chine, les projets de centrales nucléaires se sont multipliés ces dernières années. Dix-neuf centrales sont en construction, soit plus de la moitié du parc actuellement en service. Le gouvernement chinois a d'ailleurs aussi en chantier un réacteur AP1000 à eau pressurisée de dernière génération, acheté à l'entreprise américaine Westinghouse. Cette centrale, située à Sanmen, dans la province du Zhejiang, est elle aussi en retard (de trois ans) sur le calendrier.

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