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En bref : la centrale de Tomari arrêtée, le nucléaire du Japon est à zéro

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Avec l'arrêt du réacteur 3 de la centrale de Tomari, pour des travaux de maintenance, c'est la dernière unité de production d'énergie nucléaire du Japon qui s'arrête. Pour compenser les 30 % d'électricité produits par l'atome, les centrales classiques tournent à plein.

La centrale nucléaire de Tomari, sur l'île d'Hokkaido. © Mugu-shisai CC by-nc-sa 3.0

Au moment du séisme et du tsunami qui a balayé le nord du Japon et détruit la centrale de Fukushima, le 11 mars 2011, le parc nucléaire du pays comptait 54 réacteurs. Après la catastrophe et la perte des quatre réacteurs de Fukushima, il en restait 37 en activité (les autres étant arrêtés pour de la maintenance normale).

Dans les jours qui ont suivi le séisme, 13 réacteurs, dans la partie nord de l'archipel, ont été arrêtés par sécurité face au risque sismique ou pour des vérifications après la secousse tellurique. Tous les réacteurs en production ont ensuite été arrêtés les uns après les autres pour des vérifications ou pour une session de maintenance, comme ce fut le cas ce samedi 5 mai pour Tomari 3, sur l'île d'Hokkaido, au nord de l'archipel. Celui-là était le dernier encore en fonctionnement et le Japon, qui produisait 30 % de son électricité grâce à l'énergie nucléaire avant le 11 mars 2011, n'a plus aujourd'hui aucun réacteur en activité.

Il n'y a pourtant pas eu de chute drastique de production électrique, les centrales thermiques classiques étant mises à contribution. La pénurie se fait tout de même sentir, tout autant que la plus grande dépendance du pays aux importations de charbon et de pétrole. Les autorités demandent, comme l'été dernier, des efforts à la population pour réduire la climatisation durant les périodes de chaleur. Le gouvernement souhaiterait relancer plusieurs centrales lorsque les travaux de maintenance seront terminés mais la population est fortement réticente. La reprise de l'activité de production nucléaire d'électricité sera nécessairement prudente et partielle. L'idée de porter la part du nucléaire à 50 % en 2030 n'est plus qu'un souvenir.

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