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En bref : La Boudeuse, en panne devant le Grenelle de l'amer

ActualitéClassé sous :climatologie , océanographie , mission Terre-Océan

La mission Terre-Océan, confiée sous les feux de la rampe par le Ministère de l'Ecologie à Patrice Franceschi, vient d'être interrompue par manque de financement. Le navire de l'expédition, une magnifique goélette, La Boudeuse, est en vente.

A vendre. Trois-mats gréé en goélette. Construction : Hollande, 1916. 46 mètres hors tout, largeur : 7 mètres, déplacement : 250 tonnes, tirant d'eau : 2,70 mètres. Nom actuel : La Boudeuse. Visible à Fort-de-France. Prix : deux millions d'euros. © Equipe Terre-Océan

En octobre 2009, le trois-mâts goélette La Boudeuse appareillait à Fécamp pour une longue mission autour du monde, baptisée Terre-Océan. Assez flou, l'objectif était matérialisé par une « lettre de mission » écrite par Jean-Louis Borloo qui plaçait l'expédition dans le sillage du Grenelle de la mer en assurant son soutien au skipper Patrice Franceshi, aventurier et écrivain.

Le financement paraît aujourd'hui assez flou lui aussi. C'est faute de crédit public que le capitaine de La Boudeuse a mis fin à la mission en amarrant le navire à Fort-de-France... et en le mettant en vente.
Selon l'équipe, l'argent attendu du Ministère (500.000 euros) n'est pas arrivé. Selon Jean-Louis Borloo, il n'a jamais été demandé. Mais si, rétorque l'équipe de La Boudeuse, le ministre lui-même a décidé de cette dotation, à verser en deux ans par l'Ademe.

Après les 50.000 euros de l'Ademe, seuls des financements privés (BNP-Paribas, EDF, RATP, Caisse des Dépôts...) ont alimenté l'expédition, aidée également, sous forme de logistique, par la Marine nationale. Mais le total est insuffisant pour poursuivre la mission Terre-Océan...

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