La mort de Roland à Roncevaux symbolise l'un des plus lourds revers militaires du roi Charles 1er, futur Charlemagne. À l'époque, cet événement est parfois tronqué et galvaudé par la propagande anti-musulmane. Que s'est-il passé à Roncevaux ?

au sommaire


    En 778, Charles 1er et son état-major décident de s'attaquer aux forces musulmanes qui occupent l'Espagne. Après avoir concédé la défaite face aux sarrasins, Charles 1er prend la décision de s'attaquer aux Vascons et il fait raser la cité de Pampelune. Assoiffés de vengeance, les Vascons décident d'attaquer l'expédition du futur Charlemagne.

    Les soldats du fils de Pépin le Bref sont lourdement armés et la vitesse de progression est donc très lente. L'armada de Charles 1er forme une très longue colonne qui serpente à travers la chaîne pyrénéenne. L'arrière de la colonne franque est commandé par Roland. L'effet de surprise et la rapiditérapidité de mouvement jouent en faveur des Vascons.

    Roland, qui pressent un grand péril, sonne du corcor le plus fort possible afin d'alerter son oncle, le roi. Cependant, lorsque Charles 1er arrive sur les lieux, son neveu est mort ainsi que tout l'arrière de la troupe. Le guet-apens des Vascons a fonctionné.

    Mort de Roland à Roncevaux, par Jean Fouquet. © Jean Fouquet, <em>Wikimedia Commons</em>, Domaine Public

    Mort de Roland à Roncevaux, par Jean Fouquet. © Jean Fouquet, Wikimedia Commons, Domaine Public

    La mort de Roland, prétexte à l'affrontement religieux

    Le décès de Roland à Roncevaux devient très vite une tragédie exploitée à des fins politiques. En effet, Charlemagne et, par la suite, les rois carolingiens vont désigner les sarrasins comme les meurtriers de Roland et de ses soldats. Cette manipulation historique a pour but de motiver les armées chrétiennes dans leur lutte contre les forces arabomusulmanes.

    À savoir : la mésaventure de Roland à Roncevaux a été transposée dans une chanson. La chanson de Roland avait pour but de faire vivre la légende du martyr de Roncevaux. Une motivation de plus pour aller livrer bataille lors des croisades.